Sale temps pour l’assurance-vie

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Homme blanc, Breton, catholique et hétérosexuel. Accessoirement économiste et Conseiller auprès de chefs d'entreprises. Créateur (entre autres) du site d'information économique MaVieMonArgent.info, du site d'observation de la corruption tous-pourris.fr et de quelques autres...

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Bas de laine, poire pour la soif ou réserve en vue de la retraite, qu’importe le nom qu’on lui donne, les difficultés économiques s’installant, les Français puisent de plus en plus dans leur assurance-vie pour faire face à la crise. N’ayant malheureusement pas grand chose d’autre pour mettre quelque argent de côté, en 2010, l’assurance-vie a quand même conservé sa place de placement privilégié des Français et a représenté 69 % des placements financiers nouveaux des ménages. La collecte en assurance-vie a atteint 143,2 milliards d’euros, chiffre en progression de 3,8 %. La croissance a toutefois été moins importante qu’en 2009 en raison d’une concurrence accrue des placements liquides, du livret A et de nombreux rachats. Il faut dire que le poids des CSG/CRDS rend le rendement, par ailleurs faible sur les fonds obligataires, de moins en moins attractif. En effet, les Français versent de moins en moins d’argent sur leurs contrats d’assurance-vie, mais ils ont aussi davantage tendance à racheter tout ou partie de ces derniers. L’an passé, les prestations ont augmenté de 5,9 %, représentant un total de 103,5 milliards d’euros, et 90 % de celles-ci correspondent aux retraits effectués sur les contrats d’assurance-vie. Depuis le début de l’année, l’augmentation des prestations atteint 15 %, pour un montant de 42,7 milliards. Elles atteignent même 29 % pour le seul mois de mai. Les rachats concernent toutes les catégories de contrats. Les rachats totaux de contrats de moins de 10 000 € sont en forte augmentation et servent de compléments de revenus pour financer des besoins de consommation courante. Des rachats partiels sont également effectués par les plus de 65 ans pour financer leur retraite. Quant à la clientèle aisée, elle rachète ses contrats et transfère les sommes vers d’autres placements, comme l’immobilier ou les produits d’épargne liquide. Cette clientèle est bien sûr directement concernée par les projets de nos parlementaires concernant l’imposition et la taxation des contrats d’assurance vie et l’insécurité fiscale permanente dans laquelle nous vivons.

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