Remontée du prix du pétrole

The following two tabs change content below.
Homme blanc, Breton, catholique et hétérosexuel. Accessoirement économiste et Conseiller auprès de chefs d'entreprises. Créateur (entre autres) du site d'information économique MaVieMonArgent.info, du site d'observation de la corruption tous-pourris.fr et de quelques autres...

Derniers articles parThibault Doidy de Kerguelen (voir tous)

les prix du pétrole repartent à la hausse, remontée du prix du pétroleCombien de temps faudra-t-il à la France pour se remettre de l’épisode « Hollande »? La remontée du prix du pétrole est une mauvaise nouvelle pour nous.

La remontée du prix du pétrole est en cours. Depuis jeudi, la marche des 80$ le baril a été franchie.

Une remontée du prix du pétrole qui ne fait que commencer

Les experts de JPMorgan ont relevé hier à 85 dollars (au lieu de 63),  leur prévision pour le baril de Brent au dernier trimestre 2018. Et encore, à mon humble avis, ce n’est rien à côté de ce que nous risquons de connaître en 2019/2020.

Les USA ont intérêt à cette remontée du prix du pétrole

Trump a tout intérêt, maintenant que les USA sont auto-suffisants, à laisser filer le prix du pétrole. La remontée du prix du pétrole ne peut que handicaper les concurrents économiques des USA (Europe et Chine) qui sont, eux obligés d’importer leur précieux or noir. Au contraire, le renchérissement du pétrole, même s’il suit peu ou prou à l’intérieur des frontières américaines, constituera un facteur de dynamisation économique et rendra économiquement rentable la prospection de nouveaux gisements de pétrole et de gaz de schiste.

C’est dans cet esprit qu’il faut comprendre la mesure qui prend effet le 4 novembre prochain d’embargo pétrolier sur l’Iran. Le retrait du marché du potentiel deuxième producteur-exportateur mondial est une manière de provoquer une remontée du prix du pétrole.

Lisez aussi:  Flagrant délit de mensonge sur la transition énergétique

Les autres producteurs-exportateurs ont tout intérêt à cette remontée du prix du pétrole.

L’Arabie Saoudite dont les dépenses publiques ont explosé ces dernières années au point de battre les records de déficit public de son histoire a besoin d’un renchérissement de ce qui demeure sa principale source de revenus.

La Russie, qui subit, malgré son retournement commercial vers l’Asie, le contre-coup des mesures d’embargo, voit d’un bon œil la remontée des prix des produits pétroliers (dont le gaz).

C’est la fin de la collusion entre les deux grands producteurs dans leur tentative d’entrave au développement des oléagineux bitumineux américains et le retour aux bons vieux principes de l’offre et de la demande qui fait le marché. L’Amérique a gagné cette bataille, malgré la chute (artificielle) des cours du pétrole, malgré les lobbies (subventionnés??) pseudo-écolo qui ont, comme d’habitude, crié à la fin du monde… L’Empire a des réserves, c’est le cas de le dire!

La France va souffrir plus que les autres de cet augmentation du prix du pétrole

Si tous les pays importateurs vont souffrir de ce renchérissement, le cas de la France est particulier. Aux niveaux de prix que le pétrole va atteindre l’an prochain, la facture pétrolière de la France devrait passer à plus de 60 milliards de dollars! Rappelons pour mémoire qu’elle était de 32 milliards en 2016 et 39 en 2017! C’est donc à un doublement de la facture pétrolière que nous allons assister en 2019.

Si tous les pays européens ont su profiter de la baisse conjointe des taux et du prix du pétrole depuis 2014 pour relancer leur économie, assainir au moins en partie leurs comptes, qu’à fait la France? Rien. Notre penseur élyséen de l’époque, confondant la cause et les effets, attendait tranquillement que « la tendance se retourne » croyant que la théorie des cycles économiques était une loi divine et non l’observation des conséquences de décisions humaines… que du coup notre « Flamby » n’a pas prises.

Lisez aussi:  Flagrant délit de mensonge sur la transition énergétique

Une nouvelle crise se profile. La remontée du prix du pétrole en est un élément. Les tergiversations et la destruction du potentiel industriel nucléaire français en sont un autre. L’épée de Damoclès de l’explosion de la bulle de la dette en est un troisième (même si je l’annonce depuis 2008, le fait que tout le monde en parle aujourd’hui me rend assez optimiste, jamais une catastrophe annoncée par le consensus ne s’est produite..). Or la France n’est pas prête à encaisser cette nouvelle crise. Elle n’a pas réorganisé son économie, elle n’a pas résolu son coût de fonctionnement public ahurissant, elle n’a pas résolu son chômage structurel (ce dernier point étant la conséquence des deux premiers).

Nos entreprises ne sont pas prêtes à faire face aux coups de butoir qu’elles vont devoir encaisser, l’actuel occupant de l’Elysée, à la pensée tellement complexe qu’il ne se comprend même plus lui-même, se refuse, dans un total déni de réalité, à préparer la France au monde tel qu’il se dessine mais continue de rêver d’un utopique open-space mondialisé…. et demain la collectivité française n’aura plus les moyens de subvenir aux besoins de millions de Français démunis de travail et de ressources!

Combien de temps faudra-t-il à la France?

Combien de temps faudra-t-il à la France pour se remettre de l’épisode « Hollande »? 20 ans, 50 ans, plus?

Voilà un Président pour qui tous les hospices étaient ouverts, qui a connu une configuration comme rarement en ont connus ses prédécesseurs (en particulier pas son prédécesseur) et qui, au lieu de profiter de l’accalmie pour réparer et préparer le bateau et le gréement a préféré jouer les cigales et le jolis cœurs!

Comme d’hab, les Français vont payer! Ah, vous vous souvenez de cette phrase qui demeurera dans les annales du hollandisme? « C’est pas cher, c’est l’Etat qui paie! »… Un mandat résumé en une phrase!

One thought on “Remontée du prix du pétrole

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.