Métaux hebdo: l’or en quête de direction

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Homme blanc, Breton, catholique et hétérosexuel. Accessoirement économiste et Conseiller auprès de chefs d'entreprises. Créateur (entre autres) du site d'information économique MaVieMonArgent.info, du site d'observation de la corruption tous-pourris.fr et de quelques autres...

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La perspective de la diminution des injections de la Fed rend le métal moins attrayant aux yeux des investisseurs.

L’or a eu du mal à trouver une direction cette semaine, oscillant dans une fourchette assez étroite, tandis que les métaux platinoïdes se stabilisaient, un retrait des investisseurs financiers étant contrebalancé par la poursuite de la grève en Afrique du Sud.

Le marché de l’or a été caractérisé cette semaine par de faibles volumes, ont noté à plusieurs reprises au cours de ces derniers jours les analystes du courtier Triland Metals.

Le métal jaune a seulement brièvement grimpé lors de la publication des chiffres de l’emploi aux États-Unis mercredi et vendredi, revenant à chaque fois très rapidement osciller dans une fourchette étroite de prix (entre 1,255 à 1,265 dollars l’once).
Mercredi, l’enquête mensuelle sur l’emploi dans le secteur privé publiée par ADP a montré un recul des créations d’emplois en janvier, à 175000 contre 227000 en décembre.
Vendredi, le rapport mensuel sur l’emploi et le chômage a fait état de chiffres mitigés, avec 113000 créations d’emplois contre 175000 attendues, mais d’une baisse du taux de chômage, à 6,6% contre 6,7% en décembre.

Ces chiffres plutôt décevants pourraient être de nature à inciter la Réserve fédérale américaine (Fed) à freiner le ralentissement de ses mesures d’aide monétaires.

Mais les données peu encourageantes de décembre n’avaient pas empêché la Fed de poursuivre la diminution de ses injections mensuelles de liquidités en janvier, à 65 milliards de dollars contre 75 milliards en février.

Ces injections ont tendance à diluer la valeur du dollar et font craindre une augmentation de l’inflation à long terme, deux éléments qui poussent les investisseurs vers la sécurité que représente l’or.
La perspective de leur interruption progressive rend donc le métal jaune moins attrayant aux yeux des investisseurs.

Les platinoïdes se stabilisent

Le platine et le palladium ont atteint en début de semaine de nouveaux plus bas depuis plus d’un mois avant de se stabiliser, le retrait des investisseurs privés étant contrebalancé par la poursuite des grèves en Afrique du Sud.
Mardi, le platine et le palladium sont tombés à des plus bas depuis fin 2013, à respectivement 1.359,20 dollars l’once et 696,80 dollars l’once, à cause d’importants retraits d’investisseurs des ETF (fonds adossés sur des stocks physiques de ces métaux).

«Les investisseurs des fonds négociés en Bourse tournent de plus en plus le dos à ces deux métaux précieux», ont ainsi remarqué les économistes de Commerzbank.

Mais la poursuite de la grève des mineurs de platine en Afrique du Sud, qui est entrée jeudi dans sa deuxième semaine, a soutenu les prix des métaux platinoïdes.

Les négociations entre les mineurs en grève pour leurs salaires et le patronat ont d’ailleurs été ajournées mercredi et l’organisme paritaire de médiation des confits du travail, la CCMA, va désormais parler séparément aux parties.
Quelque 80000 mineurs de la «ceinture de platine» sud-africaine autour de Rustenburg (nord) sont en grève depuis le 23 janvier, à l’appel du syndicat Amcu, au sein des trois principaux producteurs de platine mondiaux, Anglo American Platinum (Amplats), Impala Platinum (Implats) et Lonmin.

Sur le London Bullion Market, l’once d’or a terminé à 1.259,25 dollars au fixing du soir, contre 1.251 dollars le vendredi précédent.
L’once d’argent a clôturé à 19,87 dollars, contre 19,31 dollars il y a sept jours.
Sur le London Platinum and Palladium Market, l’once de platine a fini à 1.379 dollars, contre 1.382 dollars une semaine auparavant.
L’once de palladium a clos à 711 dollars, contre 707 dollars sept jours auparavant.

Lu sur: www.lesaffaires.com

Commentaire de Thibault Doidy de Kerguelen:

Certes, mais cette tendance concerne essentiellement l’or papier, tandis qu’en ce qui concerne l’or physique, les achats de certaines banques centrales ne peuvent qu’assurer la reprise des cours dans les tout prochains mois…

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