L’allocation de rentrée scolaire sera revalorisée de 25 % dès la rentrée prochaine

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Homme blanc, Breton, catholique et hétérosexuel. Accessoirement économiste et Conseiller auprès de chefs d'entreprises. Créateur (entre autres) du site d'information économique MaVieMonArgent.info, du site d'observation de la corruption tous-pourris.fr et de quelques autres...

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Le Conseil des ministres de mercredi dernier, 30 mai 2012, a décidé hier de revaloriser l’allocation de rentrée scolaire de 25 % à compter de la rentrée de septembre 2012. L’allocation ainsi sera portée à 356,20 euros pour un enfant de 6 à 10 ans, (contre 284,97 € actuellement) à 375,85 euros pour un enfant de 11 à 14 ans, (contre 300,66 € actuellement) et à 388,87 euros pour un enfant de 15 à 18 ans, (contre 311,11 € actuellement) soit une augmentation allant de 71 à 78€. Cette allocation est versée par les Caisses d’allocations familiales (Caf), sous conditions de ressources, aux familles aux revenus modestes qui ont des enfants scolarisés de 6 à 18 ans. Pour les jeunes de 16 à 18 ans, l’allocation est versée sur justificatif de scolarité ou d’apprentissage. D’après les statistiques de la Caisse nationale des associations familiales (Cnaf), 2,8 millions de foyers ont bénéficié en 2011 de cette allocation, versée à la fin du mois d’août.

Antoine Renard, président de la CNAFC, vient d’écrire à Madame Marisol Touraine, ministre des Affaires sociales et de la Santé, en charge de préparer et de mettre en œuvre la politique du Gouvernement relative à la famille, à propos de l’annonce de l’augmentation de 25 % de l’Allocation de Rentrée Scolaire et de la confirmation à l’UNAF que cette mesure serait financée par un abaissement du plafonnement du Quotient Familial. Antoine Renard a ainsi tenu à exprimer le fait que « cette évolution nous semble inappropriée et donc inacceptable parce qu’injuste ». Rappelant que si la famille n’a pas nécessairement besoin d’être administrée, Antoine Renard a expliqué que

« les familles ont besoin d’être soutenues et encouragées. Ce soutien et ces encouragements sont les objectifs de la politique familiale. Cette politique résulte du fait que la famille constitue la cellule fondamentale de la société. En son sein se réalisent nombre de fonctions sociales vitales pour chacun des Français. Elle est, en effet, le lieu de cristallisation continuelle de la solidarité entre les époux et entre les générations, le lieu de croissance et d’éducation, le lieu de reconnaissance et de valorisation de l’individu en toute circonstance, le lieu privilégié du don gratuit, etc. ».

« les modalités choisies pour son financement dégradent la logique de la fiscalité sur le revenu et en particulier la prise en compte de la capacité contributive de chaque famille, qui est pourtant un principe constitutionnel. En effet, abaisser le plafond du quotient familial pour financer une autre mesure familiale, ici à caractère social, revient à faire de la fiscalité un facteur de redistribution entre familles avec enfants, alors même que l’impôt sur le revenu doit exprimer la solidarité entre tous les foyers : ceux avec enfants et ceux sans enfants. … il n’est pas supportable de jouer certaines familles aux dépends d’autres ».

De son côté,  l’Union nationale des associations familiales (Unaf) a salué cette mesure qui «apportera un coup de pouce financier permettant d’améliorer la situation de l’ensemble des familles concernées».

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