La dure loi de l’économie de marché appliquée à l’immobilier d’Etat

The following two tabs change content below.
Homme blanc, Breton, catholique et hétérosexuel. Accessoirement économiste et Conseiller auprès de chefs d'entreprises. Créateur (entre autres) du site d'information économique MaVieMonArgent.info, du site d'observation de la corruption tous-pourris.fr et de quelques autres...

Derniers articles parThibault Doidy de Kerguelen (voir tous)

BercyL’Etat a récolté 26% de moins que prévu de ses cessions d’actifs immobiliers en 2013

Après avoir été le premier Etat du monde à faire la démonstration de la pertinence de la courbe de Laffer, notre Etat français est maintenant confronté à la morosité du marché immobilier, en grande partie générée par la piteuse politique de son ministre, Madame Duflot.

Le ministère du Budget comptait dégager, grâce à la vente d’actifs immobiliers 530 millions d’euros en 2013. Finalement, « seuls » 391 millions d’euros ont été récoltés, soit le plus bas niveau depuis 2005!

Les dispositions concernant le logement le logement social ont fait plouf

Les premiers clients de l’Etat dans les opérations de cession d’actifs immobiliers, sont les collectivités locales. Plusieurs facteurs ont joué. Concernant leurs investissements traditionnels, les collectivités locales, 2013, les ont considérablement ralentis. D’une part en raison de la situation financière délicate dans laquelle se trouvent bon nombre d’entre elles, d’autre part car les investissements les plus urgents ont maintenant bouclés et enfin un certain nombre d’entre elles ont été poussées à l’attentisme par les élections municipales qui se sont tenues en mars dernier.

Concernant le logement social, la loi du 18 janvier 2013 sur la mobilisation du foncier public, qui permet une décote pour les opérations contenant des logements sociaux, n’a pas produit les effets voulus : à peine 10 opérations entrant dans ce cadre auraient été actées depuis. Par ailleurs, même dans ce petit nombre d’opérations, la décote liée à la présence de logements sociaux dans les opérations est telle que l’Etat récolte moins de recettes que prévu.

Le meilleur est parti

Enfin, il faut savoir que le rythme effréné des cessions des biens immobiliers de l’Etat français (il a engrangé près de 5 milliards d’euros entre 2007 et 2013) résulte de l’écoulement des biens les plus faciles à vendre d’un parc dont la valeur totale est d’environ 60 milliards d’euros. Autrement dit, rien ne laisse présager que 2014 sera bien meilleure que 2013 sur ce front là non plus…..

Lire aussi: L’ambassadeur de France à la rue

One thought on “La dure loi de l’économie de marché appliquée à l’immobilier d’Etat

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.