Dépendance : Nous en sommes au niveau des ballons sondes…

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Homme blanc, Breton, catholique et hétérosexuel. Accessoirement économiste et Conseiller auprès de chefs d'entreprises. Créateur (entre autres) du site d'information économique MaVieMonArgent.info, du site d'observation de la corruption tous-pourris.fr et de quelques autres...

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Le sujet est sensible. Depuis plusieurs années, nous savons que la situation de dépendance est en passe de devenir un réel problème en France. Plusieurs facteurs contribuent à cela.  Le vieillissement de la population, le développement des maladies neurologiques dégénératives et, facteur aggravant, la destruction de la cellule familiale mettent de plus en plus de personnes âgées en situation de dépendance totale ou partielle. Une place dans un établissement spécialisé offrant un service médical et hôtelier correct coûte entre 3000 et 4000€ par mois et par personne.

Or, aujourd’hui, la dépendance concerne déjà un million de personnes, dont les deux tiers se trouvent dans cette situation « du fait d’une maladie de type Alzheimer ».

François Fillon a pensé rassurer les Français en affirmant aujourd’hui que l’assurance-dépendance restera « complémentaire et facultative »,  lors d’un déplacement à Marseille, affirmant que le projet de la rendre obligatoire était abandonné, car « contraignant, compliqué, voire injuste ».

La rendre obligatoire était pourtant le souhait de beaucoup de membres du patronat ; la présidente du Medef en tête. Mais les nombreuses voix contre – venant de la gauche, des syndicats et d’une partie des assureurs – ont eu raison de cette mesure. Pourtant, il va bien falloir résoudre quelques dysfonctionnements dans ce domaine. En effet, les assurances dépendance coûtent cher, c’est un réel effort pour les assurés. Or, quelques fois, la rente versée n’est guère supérieure à l’APAH, mais sa simple existence fait perdre à la personne prévoyante le bénéfice de cette aide, ce qui revient à donner raison à la cigale qui, n’ayant fourni aucun effort de prévoyance se retrouve avec la même rente que la fourmi, un comble!

La piste d’un financement de la dépendance via une plus forte contribution de la CSG a, elle aussi, été écartée car« les conséquences pèseraient lourdement sur l’emploi et l’activité ».Quelles pistes reste-t-il? Taxer les petites successions pourrait être une solution, et particulièrement les mutations à titre gratuit. Une mesure préconisée par le Conseil économique, social et environnemental (CESE), à hauteur de 1 %. Enfin, l’institution suggère « un alignement du taux de CSG dont s’acquittent les retraités les plus aisés (6,6 %) sur celui des actifs (7,5 %) ». Le débat reste ouvert pour longtemps.

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