Courbe de Laffer

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Homme blanc, Breton, catholique et hétérosexuel. Accessoirement économiste et Conseiller auprès de chefs d'entreprises. Créateur (entre autres) du site d'information économique MaVieMonArgent.info, du site d'observation de la corruption tous-pourris.fr et de quelques autres...

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La courbe de Laffer est une modélisation économique développée par des économistes de l’offre, en particulier Arthur Laffer en 1970, basée sur l’idée que la relation positive entre croissance du taux d’imposition et croissance des recettes de l’État (l’État étant défini au sens large, c’est-à-dire que le terme représente ici toutes les administrations publiques) s’inverse lorsque le taux d’imposition devient trop élevé.

Lorsque les prélèvements obligatoires sont déjà élevés, une augmentation de l’impôt conduirait alors à une baisse des recettes de l’État, parce que les agents économiques sur-taxés seraient incités à moins travailler (cela ne vaut plus la peine de travailler si les revenus issus du travail sont trop faibles).

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14 comments

  • Sans vouloir vous contredire et bien que la « courbe de Lafer » soit comprehensible, il faut egalement porte un oeil plein de bons sens sur ce qui se passe…

    Quand, dans un systeme global :

    – il y a deja plus d’1/3 de la population qui n’ont plus de « reste a depenser » apres les paiements « obligatoires » pour vivre (energie, assurance, loyer) et qui ne paient plus d’impot faute de revenus… l’augmentation des prelevements ne change absolument rien.

    – le matraquage mediatique et la pratique politique laissent croire a la culpabilité des « menages » que la dette du pays leur est imputable et qu’ils doivent, au nom d’une legitimite discutable, d’une responsabilité et donc d’une bonne gestion de cette dette, la rembourser a travers les prelevements fiscaux.

    – enfin, avec une classe aisée dont les interets transnationaux autorises par la libre circulation des capitaux et des biens en general, des entreprises dont les emboitement permettent de reporter les marges hors des filets de l’impot…

    …alors, cette courbe ne represente qu’un aspect qui reste virtuel et non significatif.

    Désolé et bonne journée

    • @ Helios

      Bonjour,

      Je crois, à la lecture de votre réaction, que vous ne contredites pas, mais au contraire que vous abondez dans le sens de Laffer.
      « il y a déjà plus…. absolument rien »
      Hélas si. Bien sûr qu’on ne peut pas tondre un oeuf, malheureusement on peut le casser. Au plan individuel, on peut pousser des gens à la misère. Le principe de Laffer, qui soit dit en passant n’a rien inventé mais simplement mis en équation un principe basique de toute économie régulée, c’est qu’à partir du moment où cette personne est réduite à la misère, c’est à dire qu’elle n’est même plus en mesure de satisfaire ses propres besoins, elle n’est plus en mesure, a fortiori, de payer quoi que ce soit à la puissance publique. Donc que celle ci serait plus avisée de lui « lâcher la bride » afin de lui permettre de re-générer des revenus suffisamment substantiels pour reprendre le cycle normal. Tout cela avec les nuances qui conviennent. D’abord, qu’avant même d’arriver à ce stade, la pression, que nous appellerons par commodité « fiscale », est contre productive en terme d’incitation au travail. L’exemple que je donne à chaque fois est celui des médecins. Tous les logiciels de gestion de cabinet intègrent une fonction qui permet de savoir où en est le praticien par rapport à son taux marginal. Lorsqu’il arrive au moment où, s’il continue à travailler, il va lui falloir faire un certain nombre d’actes intégralement pour l’Etat avant de commencer à pouvoir espérer toucher quelque chose pour lui, l’ordinateur affiche un message d’alerte. S’il nous sommes en Octobre, il sait que le mois qui vient ne lui rapportera rien et que les deux suivants lui rapporteront moins que les 6-9. Soit il décide de s’arrêter et de partir en vacances, soit, ce que font la plupart, il étale sur l’ensemble de l’année. Résultat, essayez de trouver un médecin de campagne comme du temps de notre jeunesse qui soit prêt à aller dans les fermes quelque soit l’heure ou le jour, essayez de trouver un MG après 18h00 qui ne soit pas sur répondeur vous disant d’appeler le 15. Si le taux d’imposition était moins lourd, comme il était lorsque nous étions jeunes, beaucoup de MG ne seraient pas freinés, gagneraient plus (donc dépenseraient plus en jardiniers, femmes de ménages, nounous, travaux etc..). Les pouvoirs publics dépenseraient moins en frais d’urgence à l’hôpital, en indemnités de chômage ou RSA… Bref, même à valeur absolue d’IRPP équivalente, moins d’impôt relatif générerait un impôt absolu identique et des dépenses collective moindres. Nous sommes donc dans ce cycle de la courbe qui fait que l’impôt n’est plus dans sa phase optimale de rentabilité, mais au contraire, génère de l’appauvrissement (ce que Louis Napoléon Bonaparte avait appelé très justement la « paupérisation »).
      « le matraquage….prélèvements fiscaux »
      Vous posez là un problème de fond. Oui, ce sont les élus qui ont gouverné la France qui ont pris les décisions qui ont amené la dette actuelle. Oui….Mais. 1) Ils ont été élus. C’est à dire que la population les a mandatés pour mener cette politique. Remettre cela en question c’est remettre en question le principe de la démocratie. Le principe de responsabilité veut que ce soit ceux qui ont choisi qui paient les conséquences de leur choix. Je suis d’autant plus sévère sur ce jugement que les dernières élections ont montré que les Français n’ont strictement rien compris, puisqu’ils ont élu ceux qui leur promettaient le plus d’avenir en rose en leur faisant croire au lendemains qui chantent et aux riches qui paieront. Qu’ils assument les conséquences de leurs choix! 2)
      Ce sont eux, les Français, qui en ont profité. Même si les décisions les plus coûteuses ont été prises par des politiciens qui espéraient de cette manière s’assurer une réélection en achetant les voix, concrètement, si aujourd’hui le niveau de vie moyen d’un ménage retraité est supérieur à celui d’un ménage « actif » (en âge « actif »), si aujourd’hui un « travailleur » sur deux dépend de la collectivité, si notre âge de départ en retraite est de 60-62 ans (ne parlons pas des départs à 55ans) quand celui de nos voisins est de 67ans, si, si si.. Il faut avoir conscience que tout cela a été financé par la dette. Il n’y a pas de mystère, Helios, un pays qui ne s’enrichit pas et qui dépense trouve les moyens de sa dépense dans l’emprunt. Or, tout le monde savait. Les comptes sont publics. Les comptes de l’Etat, mais aussi ceux des communes, des communautés de communes, des départements, des régions, tout est public. Depuis 35 ans, nous empruntons à tous les niveaux de la collectivité pour financer les espaces verts, les piscines, les médiathèques, les politiques sociales, les éoliennes et autres dépenses… Allez, un petit truc perso. Hier soir, dans une réunion, quelqu’un me parle du problème des compétences territoriales entre CDC et commune. Tout a été regroupé, soit disant pour faire des économies. Mais voilà, chaque commune a un domaine privé. Celui ci n’est pas compétence CDC. Donc, la commune qui a transféré son poste de bricolo à tout faire à la CDC est obligée… de recréer un demi poste pour assurer l’entretien du cimetière, des abords de la mairie et de l’église, de la salle des fêtes… Tout ça, ça se paie. Mais tout ça, ce sont les Français qui en profitent. Quand j’étais môme, c’était chaque famille chacun son tour qui assurait les allées et l’entretien général du cimetière. Quand il fallait curer les ribines (les fossés en français), c’était chacun son tour que les agriculteurs donnaient un coup de main au cantonnier. Aujourd’hui, il n’y a plus un volontaire pour déboucher l’évier de la salle des fêtes! (ça va pas, non, et puis s’il y a un problème ce sera de ma faute..) Allez donc voir dans les pays voisins si il n’y a pas toujours une vie sociale active.. Donc, les Français ont profité (même s’il ne s’en sont pas toujours rendu compte) de la période cigale, normal qu’ils paient la facture.
      « enfin…filets de l’impôt »
      Ouais, c’est normal. Quand l’Etat est confiscatoire, totalitaire, c’est normal de se barrer. Cela s’appelle voter avec ses pieds. Si on trouve normal que des étrangers viennent en France pour se faire soigner aux frais de l’AME, se faire loger aux frais des HLM, se faire nourrir aux frais du RSA et des allocations sociales, se faire éduquer aux frais des collectivités et des allocations sociales, si on trouve cela « normal » (quel qu’en soit le nombre, nous sommes au niveau des principes…), on trouve normal qu’ils ne partagent pas la situation collective de leurs concitoyens. Alors pourquoi trouver « anormal » que ceux de nos concitoyens qui peuvent échapper à notre situation collective le fassent?

      Que de choses sur cette courbe! En gros, « l’impôt tue l’impôt », « on ne tond pas un oeuf », « l’enrichissement collectif est le résultat de l’enrichissement individuel » etc etc… Rien de nouveau sous le soleil. Ce qui sera nouveau, c’est lorsque tout cela sera pris en compte par les Français et leurs dirigeants.
      Kenavo Helios (il fait beau dans le sud?)

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