Au delà des impressions, les chiffres du pouvoir d’achat…

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Homme blanc, Breton, catholique et hétérosexuel. Accessoirement économiste et Conseiller auprès de chefs d'entreprises. Créateur (entre autres) du site d'information économique MaVieMonArgent.info, du site d'observation de la corruption tous-pourris.fr et de quelques autres...

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L’INSEE nous a gratifiés ce matin de la parution des comptes nationaux trimestriels.

Cela commence par une plutôt bonne nouvelle:
La masse salariale reçue par les ménages est un peu plus dynamique qu’au trimestre précédent (+1,1 % après +0,9 %) en raison des accélérations concomitantes de l’emploi et du salaire moyen par tête (SMPT).

Curieusement, une autre « bonne nouvelle » nous laisse un goût amer:
Les prestations sociales sont également plus dynamiques (+0,8 % après +0,4 %). Les prestations sociales étant là en théorie pour pallier à des pertes ou pour venir en aide aux plus démunis, leur augmentation, autre qu’elle va se répercuter sur les prélèvements obligatoires, n’est pas un signe de bonne santé de la société.

Et boum, voici la mauvaise nouvelle:
Les impôts sur le revenu et le patrimoine progressent fortement ce trimestre (+3,0 %).

Ce qui fait qu’au total, le revenu disponible des ménages en valeur décélère légèrement (+0,9 % après +1,0 %).

Ajoutez à cela que le prix de la dépense de consommation progresse plus fortement qu’au trimestre précédent (+0,7 % après +0,5 %) en raison de l’accélération des prix de l’énergie, cela vous donne au total un pouvoir d’achat du RDB des ménages qui décélère (+0,2 % après +0,4 %) et qui, mesuré par unité de consommation (niveau individuel moyen)  n’est finalement que stable ce trimestre.

Et voilà comment, même lorsque les revenus augmentent, le poids de la pression fiscale fait que les Français ne peuvent en profiter. Le Grand Moloc’h se charge de ramener à lui les euros qui dépassent.

Conséquemment, comme aimait dire un de mes vieux professeurs, la consommation en valeur augmentant plus vite (+1,2 %) que le RDB nominal, le taux d’épargne recule et s’établit à 15,9 %, après 16,1 % fin 2010. Autant de retraites ou d’avenirs qui se préparent mal.

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