15% des emprunteurs de décembre 2010 ne seraient pas finançables aujourd’hui…

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Homme blanc, Breton, catholique et hétérosexuel. Accessoirement économiste et Conseiller auprès de chefs d'entreprises. Créateur (entre autres) du site d'information économique MaVieMonArgent.info, du site d'observation de la corruption tous-pourris.fr et de quelques autres...

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Empruntis. com a présenté hier le marché du crédit immobilier tel qu’ils l’ont vécu au mois de juin dernier:

Sur le plan des taux fixes, les taux moyens constatés sont identiques à ceux de mai, à savoir   4,05% sur 15 ans,  4,30% sur 20 ans et 4,45% sur 25 ans.
Si les taux fixes des crédits aux particuliers se sont stabilisés cela est  directement lié à la stabilité des OAT sur lesquels ils sont adossés.
Plus précisément, nous constatons que plus de 9 banques sur 10 ont maintenu leurs taux inchangés, les autres ayant baissé de quelques dixièmes et  seule une enseigne a remonté ses taux dans le courant du mois de juin.
Du côté des minima, même scénario avec des taux qui restent stables sous la barre des 4% pour les durées inférieures ou égales à 20 ans.
Les taux fixes des crédits aux particuliers se stabilisent donc à des niveaux équivalents à ceux du début de l’été 2009.

Les taux variables, pour leur part,  enregistrent quelques très légères baisses de l’ordre de  -0,05%  en  raison  notamment  de  la  baisse  de plusieurs barèmes pour les produits semi-fixes. Des produits qui présentent un intérêt notable puisqu’ils s’affichent en moyenne à 0,70% en dessous des produits fixes classiques.

A l’occasion de cette présentation, le courtier a fait remarquer que si nous ajoutons 0.8% (ce qui correspond à la hausse moyenne constatée depuis) aux dossiers acceptés par les banques entre octobre et décembre 2010,  seuls 85% d’entre eux seraient aujourd’hui jugés acceptables. « Cela ne veut pas dire que ces 15 % ont dû renoncer purement et simplement à leur emprunt », précise Empruntis, car certains jouent sur la durée des emprunts, allongeant ceux ci pour diminuer les mensualités. D’autres optent pour des formules à taux mixtes,  forme hybride de prêts assortis d’un taux fixe sur les premières années de remboursement, et d’un taux variable capé ensuite. « Ce type de formule à la carte avait totalement disparu, les banques en proposent à nouveau depuis que les taux remontent, car elle permet de diminuer le coût des mensualités ». Ces formules sont surtout à déconseiller fortement alors que des temps d’inflation pointent à l’horizon. Ils risquent de coûter très cher aux emprunteurs.

Les informations que les banques ont pu fournir à Empruntis pour l’été laissent à penser qu’il n’y aura pas de grand changement durant cette période.

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