Un chercheur français, Patrick Couvreur, lauréat du Prix de l’inventeur européen

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Un chercheur français qui trouve, est récompensé et dépose des brevets… La bête rare!

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Patrick Couvreur, inventeur de nano-capsules biodégradables pour le traitement des cancers vient de recevoir le Prix de l’inventeur européen.

Chaque année depuis 2006, le Prix de l’inventeur européen récompense « le travail novateur d’inventeurs et de leurs équipes, dont le travail de pionniers apporte des réponses aux enjeux de notre époque, contribuant ainsi au progrès social, à la croissance économique et à la prospérité« , explique l’Office européen des brevets, organisateur de ce trophée. Les résultats ont été proclamés ce 28 mai à Amsterdam. 

Et dans la catégorie « Recherche », c’est le chercheur français Patrick Couvreur et son équipe de l’université Paris-Sud et du CNRS qui ont décroché la première place.

À ainsi été récompensée sa technique d’encapsulation de molécules actives contre le cancer, permettant d’atteindre avec précision les cellules cancéreuses sans libération non contrôlée du médicament et en limitant grandement les effets secondaires du traitement.[…]

 Plus efficaces que les nanotechnologies actuelles.

Si le procédé développé par les équipes de l’université Paris Sud et le CNRS a été primé, c’est parce qu’il apporte trois réponses capitales pour l’amélioration de l’efficacité des capsules.  

  • Ces particules qui mesurent entre 10 et 1 000 nanomètres sont 70 fois plus petites qu’un globule rouge.
  • Leur enveloppe est constituée d’un matériau de type lipidique, qui sera facilement métabolisé par l’organisme.
  • Elles permettent de transporter une plus grande quantité de principe actif que les autres technologies.

« Là où les autres technologies n’atteignent un taux d’encapsulation que de 5%, nous parvenons à voisiner les  50 % », s’exclame Patrick Couvreur. Pour cela, nous utilisons un procédé appelé squalénisation qui repose sur l’utilisation d’un biolipide naturel : le squalène. « C’est un précurseur du cholestérol qui se trouve naturellement dans la peau »,explique Patrick Couvreur. « On en trouve également dans l’huile d’olive et les poissons gras. Ce composé n’est pas toxique », assure le chercheur. Le secret de l’invention repose sur une propriété étonnante de cette molécule de squalène : en présence d’eau, elle change de forme et devient extrêmement compacte. Le chercheur utilise donc cette propriété pour véritablement encapsuler les principes actifs (ici, de la doxorubicine) au préalable couplés avec des molécules de squalène.

Déjà détenteur de la médaille de l’innovation du CNRS, Patrick Couvreur a déjà une cinquantaine de brevets à son actif. « J’ai réalisé ma première publication, (et la première publication tout court sur le sujet des nanovecteurs de médicaments) en 1977″, affirme-t-il. Il a également fondé la start-up Medsqual, pour commercialiser son invention. Celle-ci a déjà fait l’objet de dépôts de brevets en 2011 et est actuellement en phase III de tests cliniques.

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