Royal Bank of Scotland licencie 3500 personnes…

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Homme blanc, Breton, catholique et hétérosexuel. Accessoirement économiste et Conseiller auprès de chefs d'entreprises. Créateur (entre autres) du site d'information économique MaVieMonArgent.info, du site d'observation de la corruption tous-pourris.fr et de quelques autres...

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La crise du secteur bancaire qui couve en ce moment nous conduira-t-elle à créer une rubrique spécialisée? En tous cas, devant la multiplication des mauvaises nouvelles dans ce secteur, nous avons décidé, bien que cela n’impute que peu la gestion de patrimoine, de vous tenir au courant de ce qu’il se passe. Ne serait ce que comme indicateur du malaise financier mondial. Soyons clairs, même si certaines banques françaises sont virtuellement en situation d’exploser, d’autre, en Espagne en particulier, sauteront avant et le gouvernement quel qu’il soit, si l’on en croit les discours électoraux, préférera nationaliser, sauvant ainsi vos actifs, plutôt que de laisser faire la dure loi de la nature.

Aujourd’hui, chronique, donc, des aventures bancaires. La Royal Bank of Scotland (RBS) a annoncé aujourd’hui, 12 janvier 2012, 3.500 nouvelles suppressions d’emplois dans le cadre de la restructuration de sa banque d’investissement, qui va être réduite de manière drastique pour limiter son exposition aux activités les plus risquées.

Le groupe va réduire ou cesser certaines activités comme les conseils sur les fusions et acquisitions, le courtage ou les activités liées à la Bourse, qui ne sont actuellement pas rentables.

Ces 3.500 suppressions d’emplois seront partagées entre le Royaume-Uni et l’étranger. La banque, détenue à plus de 80% par l’Etat, a déjà supprimé près de 30.000 emplois depuis son sauvetage durant la crise financière de 2008.

Ulster Bank, la filiale irlandaise de la banque, a dans la foulée, annoncé 950 suppressions d’emplois supplémentaires en République d’Irlande et en Irlande du Nord, afin d’assurer sa compétitivité.

L’annonce de nouvelles suppressions d’emplois tombe particulièrement mal, à l’approche de la saison des bonus et alors que le patron de la division concernée par les coupes pourrait empocher 4 millions de livres (4,8 millions d’euros), selon la presse britannique.

La nouvelle a en revanche été bien accueillie à la Bourse de Londres, où l’action RBS progressait de 8,50% en milieu de journée, dans un marché en hausse de 0,42%.

Un rapport officiel avait pointé du doigt en décembre la responsabilité de la direction de RBS et sa mauvaise évaluation du risque dans la quasi-faillite de la banque après le rachat calamiteux de la néerlandaise ABN Amro

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