Ne perdez pas le Nord!

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Homme blanc, Breton, catholique et hétérosexuel. Accessoirement économiste et Conseiller auprès de chefs d'entreprises. Créateur (entre autres) du site d'information économique MaVieMonArgent.info, du site d'observation de la corruption tous-pourris.fr et de quelques autres...

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Si vraiment, malgré toutes les mises en garde de votre site d’informations patrimoniales préféré, vous restez accros à la dette publique, si vous êtes des drogués du monétaire, alors, au moins visez juste: Visez au Nord. Nous vous parlions récemment de la Lettonie, voici aujourd’hui un rapide tour d’horizon sur la Scandinavie (au sens large). Conséquence de la crise de la dette, les taux d’intérêt se sont détendus à des niveaux historiquement bas (1,5 % pour la Norvège, 1,25 % pour le Danemark et 1,5 % pour la Suède) et les devises des pays hors de la zone euro se sont fortement appréciées. Ceci est dû, bien évidemment, à la qualité des finances publiques des pays nordiques, en équilibre ou excédentaires. Qui plus est, le Danemark, la Norvège et la Suède peuvent se targuer d’avoir des soldes extérieurs nettement excédentaires.

Même si elles n’ont pas connu de croissance forte et régulière au cours de ces dernières années, les économies nordiques ne semblent pas touchés par les problèmes que subissent les pays de la zone euro et ce grâce à un taux de chômage et un taux niveau relativement faibles.

Durant ces derniers mois, l’économie danoise a souffert de la crise de la zone euro, du ralentissement du marché immobilier et d’une baisse de la propension à consommer des ménages. Mais les mesures de relance amorcées par le nouveau gouvernement, couplées à des niveaux de taux d’intérêt très accommodants, devraient permettre une accélération de la croissance l’année prochaine. Celle-ci devrait être principalement soutenue par la hausse de la consommation et par l’investissement.

De son côté, l’économie suédoise a fort bien résisté au ralentissement économique mondial. Après une contraction à la fin de l’année dernière, son PIB s’est redressé pour progresser de nouveau au premier trimestre. Compte tenu de la détérioration attendue du taux de chômage et d’un faible niveau d’inflation, il y a de fortes chances pour que la Riskbank assouplisse sa politique monétaire en fin d’année.

De la même manière, l’économie finlandaise a remarquablement bien progressé au premier trimestre 2012, soutenue par les bonnes performances des exportations et de la consommation domestique. Toutefois, la vigueur de la consommation devrait s’estomper, en raison de la faible hausse du revenu disponible des ménages, tandis que les exportations sont susceptibles de ralentir faute de perspectives favorables en Europe.

La Norvège conserve sa place de leader parmi les pays nordiques. La croissance économique s’y est révélée très solide, et la forte progression du revenu des ménages soutient la consommation au-delà de toute attente. La croissance de l’emploi devrait être élevée. Les bons chiffres de la croissance devraient probablement inciter la Norges Bank à resserrer sa politique monétaire en relevant ses taux d’intérêt d’ici à l’année prochaine.

Faites plutôt confiance à l’Europe du Nord qu’à l’Europe du Sud pour les années qui viennent.

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