L’immobilier atone…

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Homme blanc, Breton, catholique et hétérosexuel. Accessoirement économiste et Conseiller auprès de chefs d'entreprises. Créateur (entre autres) du site d'information économique MaVieMonArgent.info, du site d'observation de la corruption tous-pourris.fr et de quelques autres...

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Le gouvernement s’agite, les banques baissent leurs taux, pourtant rien ne se passe sur le marché de l’immobilier, désespérément immobile…

Le marché de l’immobilier ne bouge pas. Ni redémarrage « grâce » aux mesures politiques, ni embellie « grâce » aux taux des prêts, ni baisse de prix significative « grâce » à une baisse de la demande. Le marché de la région bordelaise est une illustration de ce phénomène,

Lu ici:

« Les professionnels sont heurtés de front par la promesse politique des élus de la CUB (Communauté Urbaine de Bordeaux) d’être en mesure de proposer, bientôt, des logements neufs à 2 500 euros le mètre carré dans le cadre de l’Opération des 50 000 logements. Ce qui mettrait l’appartement T3 de 65 mètres carrés à 162 000 euros, à Mérignac, Pessac, Bègles ou Cenon. Autant le dire tout de suite, ils n’y croient pas. On est aujourd’hui, il est vrai, très loin de ce compte-là, environ 1 000 euros de plus le mètre carré. […] il s’est vendu dans l’agglomération 616 logements collectifs neufs au cours des trois premiers mois de l’année, soit 400 de moins qu’au premier trimestre 2010. Les promoteurs ont encore quelque 2 000 projets de logements sur les bras, à vendre mais non encore construits.[…] Sur toute la chaîne, l’heure est à la prudence. L’acheteur attend sans doute des jours meilleurs. Il a de surcroît de plus en plus de mal à décrocher un crédit. Le taux de désistement, faute d’accord de finance- ment, est aujourd’hui de 18 %. C’est élevé. Les promoteurs eux-mêmes ont mis la pédale sur le frein. « Nous ne souhaitons pas avoir de stocks de logements achevés mais sans occupants », explique Pascal Bertrand, le président de la Fédération des promoteurs d’Aquitaine…. »
 
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Si certaines banques ont renforcé leurs critères d’attribution, le seul maintien des critères communs rend une part de plus en plus importante de la population insolvable à leurs yeux. La précarité de l’emploi, les perspectives noires de l’économie dans notre pays n’offrent aucune visibilité sur 15 ou 20 ans aux prêteurs.


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One thought on “L’immobilier atone…

  • … aucune mesure ne marchera tant que celui qui doit acheter n’aura pas une quasi garantie de revenus sur la durée du credit, soit de 15 a 20 ans, c’est a dire ne risque pas de subir le chomage! (je ne parle pas de changer d’emploi…)

    Ceux qui prennent le risque, sont en fait ceux qui echappent au systeme, c’est a dire essentiellement les professions « captives » de part la loi ou bien les entrepreneurs… et ceux là, ce ne sont pas des appartements a bas coûts qui leur convient.

    Vous l’exprimez bien dans votre dernier paragraphe, et j’aimerai rajouter que la baisse des taux en dessous des ratios economiques est, et a été depuis longtemps, un facteur inflationiste majeur dans le prix de l’immobilier car il a homogeneisé le marché… celui qui paye comptant ne paye pas moins cher son futur bien, et surtout, le gain que fait l’emprunteur est automatiquement cannibalisé par le vendeur qui sait que son client peut payer plus cher.

    Il n’y a pas que l’insolvabilité qui compte, ce que tout le monde demande a un budget, c’est de prendre en compte les futurs exercices, ne peut pas etre repproché au pere de famille face a son investissement.

    Vous pourriez egalement faire un rapprochement avec votre precedent propos sur le « chomage technologique », propos sur la productivité qui permet d’augmenter la rentabilité en liberant la charge de l’emploi… celle là même qui donnait les moyens aux acheteurs de consommer cette production.

    L’avenir est bien sombre, evidement et ce n’est pas la taxe sur les telephones évolués (evidement importés), suggérée ce matin, qui va ameliorer l’economie, un peu moins de « disponible » en fin de mois, cela veut dire un peu moins de consommation globale par un repli accentue sur l’indispensable, et donc moins de production coté entreprise, moins de recherche, moins d’innovation, moins de risque etc, nous connaissons tous le cercle vicieux.

    Bonne semaine a tous

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