Les banques investissent la finance participative

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Homme blanc, Breton, catholique et hétérosexuel. Accessoirement économiste et Conseiller auprès de chefs d'entreprises. Créateur (entre autres) du site d'information économique MaVieMonArgent.info, du site d'observation de la corruption tous-pourris.fr et de quelques autres...

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les institutionnels investissent dans le crédit participatif

Bravo à Groupama Banque et à Generali qui donnent un nouveau souffle au crédit participatif

C’est une première en France. Groupama Banque va consentir des crédits aux très petites entreprises qui veulent emprunter sur la plate-forme de finance participative Unilend. Jusqu’à présent, sur ce site Internet qui vient de fêter sa première année d’existence, c’étaient les particuliers qui accordaient directement les crédits aux TPE en mal de financement. Avec, en échange du risque pris, une rémunération alléchante: le taux de ces prêts frise souvent les 10 % par an.
Désormais, sur les dossiers qui lui plaisent, Groupama Banque pourra co-investir avec eux. «Le développement du crowdfunding est un phénomène auquel on assiste dans le monde entier. Il serait dommage de rester à l’écart d’une telle évolution du marché» explique Bernard Pouy, son directeur général.
En un an, Unilend a distribué 7,5 millions d’euros de crédits, à 95 entreprises. Pourtant, Groupama Banque envisage de prêter jusqu’à 100 millions d’euros sur quatre ans via la plate-forme. Un chiffre qui montre à quel point les professionnels attendent un développement fulgurant du crowdfunding.
Beaucoup d’espoirs

Cet espoir suscite beaucoup de vocations. Les plates-formes de prêts se multiplient, et certaines négocient elles aussi en coulisses des partenariats avec des investisseurs institutionnels. Lendix devrait par exemple en annoncer un prochainement. Car les banques et les assureurs sont séduits par la rentabilité espérée. «Le taux des crédits sur la plate-forme est plus élevé que celui des prêts que nous accordons à nos clients dans notre réseau», relève Bernard Pouy. Une aubaine pour ceux qui ont des capitaux à prêter, comme Groupama Banque: les dépôts de ses clients ont bondi de 18 % l’an dernier. «Mais à l’inverse, d’autres établissements doivent refuser les demandes de prêt de certains clients, faute de fonds propres suffisants pour les financer. Là aussi, un partenariat avec une plate-forme est intéressant», note Olivier Goy, fondateur de Lendix.
Il y a quelques semaines, Prêt d’Union, autre pionnier du crowdfunding en France, a signé, lui, un autre type d’accord, avec Generali. L’assureur distribue désormais auprès de quelque 2000 conseillers en gestion de patrimoine les quatre fonds de la plate-forme, dans lesquels les particuliers investissent pour financer les prêts à la consommation consentis à d’autres ménages. Pour Charles Egly, cofondateur de Prêt d’Union, «cela devrait permettre de collecter 15 millions d’euros, sur les 160 prévus pour 2015».

Source: www.lefigaro.fr

Commentaire de Thibault Doidy de Kerguelen
C’est à la fois une bonne nouvelle et un véritable danger. Une bonne nouvelle car oui, les plateformes participatives ont un savoir faire et ont développer une forme de crédit et d’analyse de risques qui peut apparaître à bien des égards plus performante que celle des banques et des grandes institutions. Un ganger, car ces mammouths, et combien de fois ne l’avons vu, ont une propension certaine à toujours imposer leurs méthodes partout où elles interviennent. Les plateformes qui accueillent les institutionnels ont soit intérêt à imposer leurs process soit à céder l’outil et les laisser se planter toutes seules….

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