Les assureurs ont revu leurs allocations d’actifs

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Homme blanc, Breton, catholique et hétérosexuel. Accessoirement économiste et Conseiller auprès de chefs d'entreprises. Créateur (entre autres) du site d'information économique MaVieMonArgent.info, du site d'observation de la corruption tous-pourris.fr et de quelques autres...

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Ne vous exposez pas plus en valeurs actions que ne le font eux même vos assureurs!

L’Economist Intelligence Unit (EIU) a réalisé pour le compte de State Street Global Advisors une étude auprès de 310 investisseurs institutionnels en Europe occidentale et aux Etats-Unis. Il apparaît que l’allocation d’actifs reste un véritable challenge pour tous les institutionnels.

Plus de 70% d’entre eux estiment qu’un évènement majeur impliquant un risque extrême de perte dans les 12 prochains mois est « très probable » ou « probable ». Ce manque de confiance dans l’avenir est tel que seulement 20% d’entre eux s’estiment « très confiants » dans les modifications qu’ils ont eux mêmes introduites dans leur allocation d’actifs pour mieux parer cette éventualité.

Concernant ces allocations, pas de grandes surprises, les matières premières ou les infrastructures ont leur préférence au détriment des hedge funds, qui ont diminué de 9% par rapport à 2008. Ces orientations sont corroborées par l’étude des placements des assureurs réalisée pour la quatrième fois par l’Autorité de contrôle prudentiel (ACP).

Du côté spécifiquement compagnies d’assurance, alors que les plus-values latentes ont fondu en 2011 (passant de 61 Md€ à fin 2010 à 14 Md€), les assureurs ont arbitré en faveur des titres français (44% du portefeuille contre 41% fin 2010), particulièrement dans le secteur bancaire (19,4%) et les administrations publiques (16,2%), et se sont retirés  des pays de la zone euro la part de ces derniers passant de 34,3% à 29,5%.

Notez bien que le portefeuille global des placements de vos assureurs est majoritairement composé de titres de créances (72,9%) avec une part accrue (6,2%) des créances à court terme (durée initiale inférieure à un an) et que  la part des actions cotées a nettement diminué (9,5% fin 2011 contre 11,4% fin 2010). Par contre, la part de l’immobilier est elle passée de 3,9% à 4,3% sur la même période d’un an. Pourquoi je précise « Notez bien »? Parce que vos assureurs essaient régulièrement de vous inciter à investir en UC, en OPCVM, inventant chaque semaine de nouveau fonds miracles au capital garanti à « condition que ».. Eux mêmes ne s’exposent qu’à hauteur de 9.5%, pourquoi feriez vous plus?

Enfin, conscient des tendances lourdes de l’assurance vie que nous évoquions dans un article précédent, les assureurs ont également, en un an, sensiblement augmenté la part des titres les plus liquides (de 3,4% en 2010 à 5,8% fin 2011). L’ ACP estime qu’il s’agit pour eux de se prémunir d’une vague importante de rachats. C’est ce que font bon nombre de Français qui laissent sur leur livret A de quoi pouvoir intervenir en cas de besoin urgent et immédiat.

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