Les agences n’ont pas confiance dans les contestataires ukrainiens

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Homme blanc, Breton, catholique et hétérosexuel. Accessoirement économiste et Conseiller auprès de chefs d'entreprises. Créateur (entre autres) du site d'information économique MaVieMonArgent.info, du site d'observation de la corruption tous-pourris.fr et de quelques autres...

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L’agence de notation Fitch Ratings a dégradé d’un cran la note souveraine de l’Ukraine, à «CCC» contre «B-», assortie d’une perspective négative.

Vous savez tous que l’instabilité politique s’est accrue dans le pays depuis novembre dernier. Les USA et l’Europe semblent vouloir s’ingérer dans les affaires d’un pays en soutenant financièrement et idéologiquement des manifestants et des activistes violents qui n’hésitent pas à prendre d’assaut des ministères ou des bâtiments publics en blessant et en tuant des fonctionnaires. L’enjeu est géostratégique. Il s’agit de limiter l’influence de la Russie sur l’Europe centrale, cette influence étant réservée par les membres de l’alliance de l’Atlantique à l’Allemagne.

C’est la raison pour laquelle les grandes presses françaises et européennes vous présentent toujours les « manifestants » comme de gentils qui protestent en faveur de l’entrée de leur pays dans l’Union Européenne, omettant de vous signaler que le fer de lance de cette opposition est constituée de nazillons aux côtés desquels les groupuscules dissous récemment par M. Valls ou le vilain Dieudonné font figures de jolis plaisantins. Et omettant aussi de vous rappeler que le gouvernement actuel est issu d’une élection démocratique, que cette élection a essentiellement porté sur le choix entre accepter l’aide financière de la Russie et entrer dans le giron de l’Europe. Le peuple a tranché mais certains remettent en cause ce choix par la violence.

Si aujourd’hui certaines agences de notation, comme Fitch (agence détenue par un Français et qui manifeste dans ses notations une affirmée européanophilie) après que Standard & Poor’s l’ait fait le 28 janvier et Moody’s le 31, cela laisse sous entendre qu’elles ne croient pas en la victoire des manifestants. En effet, rappelons que l’Etat Ukrainien n’emprunte pas sur les marchés mais directement auprès de l’Etat russe ses besoins de financement et que donc cette décote n’impacte pas ou très peu son coût d’endettement.

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