L’assurance vie, toujours en déroute…

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Homme blanc, Breton, catholique et hétérosexuel. Accessoirement économiste et Conseiller auprès de chefs d'entreprises. Créateur (entre autres) du site d'information économique MaVieMonArgent.info, du site d'observation de la corruption tous-pourris.fr et de quelques autres...

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Si les Français ont bien compris l’importance et l’intérêt que représente le contrat d’assurance vie (cf l’étude de l’INSEE que nous évoquions il y a quelques jours), il faut reconnaître que les évènements, l’évolution des fonds obligataires qui assurent le « rendement » des fonds euro des contrats, la bourse incertaine, la fiscalité pesante les incitent de moins en moins à remplir cette cassette pourtant nécessaire.

Ainsi, au regard des statistiques éditées ce matin par la FFSA, il apparaît que les versements sur les supports euros sont en net recul (- 13 %) avec 58,7 milliards d’euros collectés tandis que les versements sur les supports UC sont stables avec 10,6 milliards d’euros collectés, ce qui a pour conséquence que la part des unités de compte dans l’ensemble des cotisations s’établit à 15,3 % à fin juin 2011, soit un point de plus qu’à la fin de l’année 2010, sans pour autant représenter une inversion de tendance. Il s’agit bien d’une baisse du montant des cotisations, non d’une modification des choix de supports.

Autre caractéristique de ces temps incertains et de la baisse des revenus, le montant des prestations versées depuis le début de l’année s’élèvent à 52,1 milliards d’euros (+ 14 % par rapport à fin juin 2010). Les Français ne pratiquent pas (sauf à la mare sur leur livret A ou sur des investissements immobiliers) d’arbitrage d’investissement. Il rachètent essentiellement pour assurer le paiement de dépenses. Ces dépenses sont encore des dépenses d’investissement ou des imprévus. Ce point est à surveiller car lorsque les dépenses couvertes par les rachats deviendront des dépenses de vie courante, nous serons au bord de la rupture sociale.

La collecte nette s’établit ainsi à 17,2 milliards d’euros sur les 6 premiers mois de l’année, soit une baisse de moitié par rapport à celle de la même période en 2010.

L’encours des contrats d’assurance vie (provisions mathématiques et provisions pour participation aux bénéfices) progresse de 7 % sur un an, à 1 378,3 milliards d’euros.

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