La taxe foncière des terrains constructibles explose

The following two tabs change content below.
Homme blanc, Breton, catholique et hétérosexuel. Accessoirement économiste et Conseiller auprès de chefs d'entreprises. Créateur (entre autres) du site d'information économique MaVieMonArgent.info, du site d'observation de la corruption tous-pourris.fr et de quelques autres...

Derniers articles parThibault Doidy de Kerguelen (voir tous)

terrain_a_batirLa Spoliation continue et s’accentue; désormais les propriétaires fonciers, même les plus humbles, sont les ennemis de la république!

La mesure est pratiquement passée inaperçue, pourtant, elle sera très douloureuse pour les propriétaires de terrains constructibles situés dans les zones dites tendues (où la demande de logements excède l’offre et concerne 28 agglomérations*). Ces derniers verront la fiscalité de ces terrains exploser à partir de 2015. Le code général des impôts a en effet instauré une hausse de 25% du montant de leur taxe foncière et une majoration de 5 euros le m2 en 2015 et 2016, et de 10 euros le m2 à partir de 2017. Cette mesure devait s’appliquer cette année. Les agriculteurs ont obtenu, lors de l’adoption de la loi de finances pour 2014, que les terrains agricoles en soient exonérés. Tous les autres ont simplement bénéficié d’un report d’un an.

Résultat, «à partir de l’an prochain, le propriétaire d’une parcelle de 1000 m2 située dans une zone constructible paiera 5000 euros de taxe foncière, contre 450 à 500 euros aujourd’hui. Et 10.000 euros à partir de 2017», calcule Jean Perrin, président de l’UNPI. «Il sera forcé de vendre, car tous les propriétaires ne pourront pas payer un tel impôt», s’insurge-t-il. Les communes doivent désormais transmettre chaque année la liste des terrains constructibles. «Cela revient à une expropriation», martèle Jean Perrin. Cela risque d’ailleurs d’être douloureux pour les personnes qui souhaitaient, par exemple conserver un terrain pour leurs enfants.

Le gouvernement socialiste a clairement choisi la spoliation

Dans les autres régions, les propriétaires de terrains constructibles ne seront pas nécessairement épargnés, les communes pouvant imposer si elles le souhaitent une hausse d’impôt pouvant atteindre 3 euros le m2.

Ces mesures visent à obliger les propriétaires à céder leurs terrains à bâtir en particulier dans les zones où l’offre est inférieure à la demande. Le gouvernement choisit la méthode forte, utilisant à la fois le bâton et la carotte. Ceux qui vendront rapidement leurs terrains bénéficieront en effet de façon temporaire d’une fiscalité allégée. Un abattement de 30% concernant les plus-values de cessions de terrains à bâtir sera mis en place en 2015. Cela permettra-t-il de relancer le secteur de la construction et, in fine, faire baisser les prix de la pierre?

*Les 28 agglomérations concernées: Ajaccio, Annecy, Arles, Bastia, Bayonne, Beauvais, Bordeaux, Draguignan, Fréjus, Genève-Annemasse, Grenoble, La Rochelle, La Tesle-de-Buch-Arcachon, Lille, Lyon, Marseille-Aix-en-Provence, Meaux, Menton-Monaco, Montpellier, Nantes, Nice, Paris, Saint-Nazaire, Sète, Strasbourg, Thonon-les-Bains, Toulon et Toulouse.
Source: www.lefigaro.fr

 

Commentaire de Thibault Doidy de Kerguelen:

Contrairement à ce qu’écrit cet article, la mesure n’est pas passée inaperçue aux lecteurs de MaVieMonArgent qui en ont été avertis dès novembre de l’année dernière….. C’est une mesure de pure spoliation et totalement liberticide, nous nous retrouvons exactement en face du même phénomène que celui du marin pêcheur retraité de l’île de Ré….Comme je l’explique régulièrement, il n’existe que trois manières de résoudre un problème de surendettement pour un Etat. La dévalorisation de la monnaie, la spoliation et le défaut. La dévalorisation est plus souvent utilisée par les politiques de droite (la charge est imputée à l’ensemble de la population), la spoliation par ceux de gauche (la charge en est supportée par une catégorie choisie de la population) et le défaut souvent attribué aux « populistes » puisque visant à faire payer les conséquences aux créanciers et non à la population. La gauche française a, historiquement utilisé la spoliation à deux reprises à l’encontre des « biens de l’Eglise » mais cette ficelle ne pouvant plus être activée, se tourne maintenant vers « les nantis ». Après l’ISF qui vise à spolier une partie du patrimoine, voici maintenant le levier de la taxe foncière, dont nous vous parlions récemment, qui vise à s’approprier une partie de votre patrimoine foncier. Nulle doute que très bientôt viendront les ponctions sur vos avoirs financiers, comme à Chypre, le tout, on est de gauche ou on ne l’est pas, emballé dans un joli papier « citoyen et responsable » justifiant la spoliation dont vous êtes victime par la nécessité de « redistribuer ». La confiscation des terres, un vieux mythes marxiste remis au goût du jour. Le principe socialiste selon lequel « tout ce qui est à toit est à moi » est en pleine application……

Ceci étant, comme toujours, ceux qui pourront payer ou qui pourront vivre en zone rurale réussiront à passer l’orage en attendant des jours meilleurs, et les autres, les moyens, la « France d’en bas » ou les « sans dents » devront payer et se paupériser.

Le problème, c’est qu’on a jamais vu qu’on redressait un pays en paupérisant les masses. C’est au cri de « Enrichissez vous! » que notre pays s’est lancé, en retard mais avec succès dans la révolution industrielle!

4 comments

  • Je vous demande ce qui est le plus confiscatoire ? De deux choses une seule, entre vous prendre 55 % de votre labeur. Ou de vous prendre entre 3 et 5 % de la valeur cadastrale déclarative de vos biens ?
    Ces deux modalités ont été calculées par M ALLAIS (L’impôt sur le capital, second NOBEL d’économie) et donneraient une collecte identique. A la condition que ce soit sans exemption, sans exonération, sans réduction, pas même pour les 28 % des biens du domaine.
    Si on accepte de reconnaître que les dépenses de l’ETAT sont, à la fois, excessives et difficiles à réduire en cinq ans voire plus, il nous reste à distinguer ce qui permettrait de retrouver de la croissance en moins de cinq ans, voire moins.
    Ou bien on n’impose que le capital fixe, le foncier, celui qui dort et dont les propriétaires jouissent paisiblement grâce aux fonctions régaliennes de l’Etat, même si ces dernières sont déficientes.
    Ou bien on impose la production, la consommation, la circulation, bref l’économie tout ce que la capital circulant permet, faisant de notre pays un paradis fiscal au lieu d’être un enfer.
    En 1789 et en 1872, cette question s’est posée comme elle se pose de nos jours. La courbe de LAFFER bien avant que cet auteur en fasse une loi a été constatée dans ces deux crises qui nous ont menés à de graves troubles sociaux.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.