Goldman Sachs laisse tomber les BRIC

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Homme blanc, Breton, catholique et hétérosexuel. Accessoirement économiste et Conseiller auprès de chefs d'entreprises. Créateur (entre autres) du site d'information économique MaVieMonArgent.info, du site d'observation de la corruption tous-pourris.fr et de quelques autres...

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goldman_sachs_logo_doorLes BRICS s’orientent vers une organisation politique, les Américains ne les aideront plus!

Goldman Sachs ferme son fonds « BRIC »

La banque américaine Goldman Sachs a fermé son fonds consacré aux investissements au Brésil, en Russie, en Inde et en Chine. L’agence Bloomberg indique que les moyens du fonds seront transférés dans le Fonds d’investissement dans les marchés émergents (EMEF). En septembre 2015, les actifs du fonds des BRIC ont atteint 98  millions de dollars, alors qu’au plus haut en 2010, ils atteignaient 842 millions de dollars. C’est ce fonds qui est à l’origine du rapprochement initial entre les pays émergents du groupe BRIC.

L’intérêt vis-à-vis des pays émergents a diminué en raison du ralentissement de l’économie chinoise, des sanctions contre la Russie et de la chute des prix des matières premières. Ainsi, depuis le début de l’année, l’indice boursier des marchés émergents MSCI EM a chuté de 12%, alors que l’indice boursier américain étendu S&P500 a crû de 1% et l’indice européen EUROSTOXX 600 – de près de 10%. Le regroupement des actifs des différents pays au sein d’un seul fonds est plus logique compte tenu du contexte actuel.

Un glissement des investissements vers les pays classiques

La chute des prix des matières premières, survenue en 2014, a réduit le potentiel économique et l’attractivité des marchés émergents pour les investisseurs. Le capital a quitté les fonds consacrés aux BRICS pour migrer vers les marchés américain, chinois et européen. Ce processus se poursuivra au moins tant que les prix des ressources naturelles exportées ne repartiront pas à la hausse.

Par ailleurs, l’interdépendance économique des BRICS reste très faible. Par exemple, le volume d’échanges entre la Russie et les autres membres de l’union a atteint 105  milliards de dollars, soit une augmentation de 50% par rapport à 2008. Le volume des échanges entre la Chine et les pays BRICS a lui atteint 312 milliards de dollars en 2014, alors que le commerce du pays avec les États-Unis atteignait 592 milliards de dollars la même année.

Les Américains décidés à mener la vie dure aux BRICS

Le durcissement de la politique monétaire des États-Unis pourrait porter un nouveau coup dur aux émergents. Les investisseurs internationaux continuent de parier sur l’éventuelle hausse du taux directeur américain en décembre.

En outre, la décision de Goldman Sachs a pu être influencée par le fait que l’union des BRICS a progressivement acquis un sens politique, pas toujours dans la mouvance américaine.

Source: fr.rbth.com

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