Coup de g…. de Denis Kessler

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Homme blanc, Breton, catholique et hétérosexuel. Accessoirement économiste et Conseiller auprès de chefs d'entreprises. Créateur (entre autres) du site d'information économique MaVieMonArgent.info, du site d'observation de la corruption tous-pourris.fr et de quelques autres...

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La campagne au sein du Medef se durcit. Les partisans du consensus mou perdent du terrain.

Dans une interview aux Echos d’aujourd’hui lundi,l’ancien numéro deux du Medef, Denis Kessler, critique les deux grands accords signés cette année par l’organisation patronale, la réforme du marché du travail et le sauvetage des régimes complémentaires de retraite, parce qu’ils vont augmenter de trois milliards d’euros les charges des entreprises. Et il ajoute: « Et malgré des cotisations très élevées, l’Unedic, l’Agirc et l’Arrco auront accumulé au moins 25 milliards d’euros de déficits de 2009 à 2013 ! Où est le plan d’action du Medef pour redresser ces organismes paritaires ? […] Cessons d’être frappés de bipolarité : se plaindre des charges sociales et accepter de les augmenter, condamner les déficits publics mais laisser filer les déficits des organismes paritaires ! Si l’on ne parvient pas à les redresser, il faut confier leur gestion à d’autres« . 

De belles paroles pleines de bon sens mais dont il faut relativiser la portée quand on sait qu’elles sont prononcées dans un contexte de « campagne électorale ».

En effet, s’agissant du prochain président du Medef, Denis Kessler estime qu’il doit venir « d’une PME-ETI, de l’industrie, car c’est elles qui souffrent le plus aujourd’hui, d’une entreprise technologique, patrimoniale et exportatrice […] Le principal problème actuel est la perte de compétitivité de notre pays. Un dirigeant exposé à cet enjeu majeur donnera une forte crédibilité au Medef. Pierre Gattaz est le candidat qui correspond le mieux à ces critères« , souligne-t-il.

Interrogé sur ceux qui lui reprochent son hostilité au dialogue social, Denis Kessler répond qu’il a signé « plus de cent accords sociaux » dans le cadre de ses responsabilités, mais ajoute aussitôt : « …c’est dans l’entreprise que le dialogue social est le plus responsable et utile »

L’ancien président de la Fédération française des sociétés d’assurances réclame d’autre part que les assureurs soient davantage associés aux négociations en matière d’assurance vieillesse, d’assurance-chômage et d’assurance-maladie car ils « savent gérer ces risques sans générer des déficits insoutenables. »
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