Augmentation de 50% (sic) de la taxe sur les surfaces commerciales…

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Homme blanc, Breton, catholique et hétérosexuel. Accessoirement économiste et Conseiller auprès de chefs d'entreprises. Créateur (entre autres) du site d'information économique MaVieMonArgent.info, du site d'observation de la corruption tous-pourris.fr et de quelques autres...

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la taxe sur les surfaces commerciales augmente de 50%!!!Aux fous! Après avoir plombé la production, plombé l’emploi, le gouvernement s’attaque à la consommation.. Que restera-t-il en France?

La hausse de la taxe sur les surfaces commerciales (Tascom) sera, dès 2015, augmentée de 50 % sur les surfaces de plus de 2 500 mètres carrés. Un aberration. Cela se répercutera ipso facto sur les prix de vente, donc sur le pouvoir d’achat des ménages et, par ricochet, sur l’emploi. Contre toute attente ! La Tascom coûte déjà aujourd’hui entre 600 (chiffres finances publiques) et 710 millions d’euros (selon le Conseil du commerce de France) qui sont répercutés sur les prix de vente. Demain, elle s’approchera du milliard d’euros .

Toutes les « grandes surfaces », de plus de 2500 m² sont impactées

Actuellement, la Tascom est versées aux budgets des collectivités locales. L’augmentation, soit 25% de ce que paieront désormais les grandes surfaces, ira, quant à elle, au budget de l’Etat. Ce sont principalement les hypermarchés alimentaires de Leclerc,Carrefour, Auchan, Système U et Géant qui seront touchés, mais aussi bien sûr les grands magasins de bricolage, de meubles, d’électroménager ou de produits culturels. Les supermarchés y échappent, même si l’un des amendements prévoyait une hausse de 30 % des magasins de plus de 900 m2. Il n’a pas été adopté.

Toujours la rhétorique des bons sentiments pour tenter de justifier

Le secrétaire d’Etat au Budget, Christian Eckert, a défendu ces amendements proposés in extremis par des députés socialistes et radicaux de gauche en affirmant qu’augmenter la fiscalité sur les grandes surfaces permettait d’aider le petit commerce (parce que si les Français ne peuvent pas acheter dans des magasins parce qu’ils sont chers ils pourront mieux demain parce que tout le monde sera cher?) et permettrait de « contrer » (oui, oui, vous ne rêvez pas) les effets du CICE dont certaines grandes surfaces bénéficieraient alors qu’elles ne sont pas « en situation de concurrence internationale » (ainsi donc, il ne s’agit pas, avec le CICE, de sauver l’emploi en France mais d’espérer sauver la balance commerciale. C’est nouveau, ça vient de sortir. Nous attendons donc les mesures du gouvernement à l’encontre de la Poste, qui n’est pas en situation de concurrence internationale et qui est LE principal bénéficiaire du CICE…….!!!!)

La réponse ne s’est pas faite attendre…

Soulignant que cet impôt n’avait «aucune justification», la Fédération du commerce et de la distribution (FCD) a décidé de suspendre «la mise en oeuvre de l’accord sur les contrats de génération, qui prévoyait 30.000 embauches sur trois ans», et d’annuler «toutes les négociations sociales en cours, notamment celles sur les contreparties du Pacte dit de responsabilité».

«Pourquoi négocier des contreparties alors que les allègements prévus sont annulés par les nouvelles mesures?», s’est interrogé Fabienne Prouvost, porte-parole de la FCD.

Un accord de branche relatif au contrat de génération a été signé à la mi-novembre avec les organisations syndicales, prévoyant le recrutement de 30.000 salariés de moins de 26 ans et de 1.600 de plus de 50 ans au cours des trois prochaines années. Les enseignes de la distribution s’étaient également engagées à maintenir à au moins 4% des effectifs la part des salariés de 57 ans et plus.

Une accumulation de décisions néfastes

La FCD évalue par ailleurs à 35.000 le nombre d’emplois qui seront perdus à court terme du fait de plusieurs mesures qu’elle juge «catastrophiques», comme l’intégration des temps de pause dans les allègements de charges, évaluée à 200 millions d’euros, ou encore la restriction de l’ouverture des magasins en soirée

3 comments

  • NOUS SOMMES PRES DE 1789 ET NOS GOUVERNANTS NE LE SAVENT PAS !

    On voit bien que Valls est totalement prisonnier des engagements très insuffisants du Président de la République.
    Ainsi dit-il : « Quand la Nation, à travers le Parlement, consent et va consentir un effort de 40 milliards d’euros pour les entreprises, pour la compétitivité, pour baisser la fiscalité et pour baisser les charges (des entreprises), chacun (des deux partenaires de ce pacte, comme si les français n’étaient que des entreprises) doit être à la hauteur de ses responsabilités », a estimé M. Valls dans une allusion aux baisses d’impôts et de cotisations dont doivent, à terme, bénéficier les entreprises dans le cadre du pacte de responsabilité. »

    On voit bien que Valls est totalement et très largement en dessous de la gravité de la situation avec ce pacte étriqué.

    En réalité ce qu’il faut comprendre, c’est que nous sommes dans une situation proche de celle de 1789.

    MACRON le sait mais comme NECKER il ne peut agir à la hauteur de ce qui est indispensable. Les cahiers de doléances ne sont pas encore écrits en 2014, ils le seront par la suite.

    Chacun sait désormais que la croissance ne peut revenir qu’au prix de bien plus que ce petit pacte de stabilité qui n’est rien du tout à côté de ce qu’il convient de faire.

    Ce que les français attendent sans pouvoir le dire faute de représentation démocratique, c’est la même chose que ce que demandait, déjà, le TIERS-ETAT. Mais c’est quoi alors ?

    C’est la suppression de tous les impôts qui garrottent l’économie au niveau de la production, au niveau de la consommation, au niveau de la circulation, au niveau de l’administration.

    Ainsi quoique retraité, je sors du centre des impôts et je viens d’apprendre que, désormais, il me faudra remplir 9 imprimés CERFA, alors qu’un seul pourrait suffire en une page avec deux chiffres!

    Mais alors comment collecter les sommes dont l’ETAT a besoin ?

    Je ne vois qu’une solution révolutionnaire au sens de 1789 : l’impôt sur le capital fixe, celui dont jouissent sans véritable effort les propriétaires depuis des décennies et plus aucun impôt sur le capital circulant, celui qui investit.

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