Au revoir Madame!

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Homme blanc, Breton, catholique et hétérosexuel. Accessoirement économiste et Conseiller auprès de chefs d'entreprises. Créateur (entre autres) du site d'information économique MaVieMonArgent.info, du site d'observation de la corruption tous-pourris.fr et de quelques autres...

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Comme tous les grands dirigeants qui, dans l’histoire, surent faire ce qu’il fallait au bon moment, Margaret Thatcher a bousculé les habitudes, se fichant de la critique et des sondages.

Margaret Thatcher est décédée. Je n’étais pas, dans les années 80, son soutien le plus fervent. La raison fondamentale en était son attitude à l’égard des combattants catholiques d’Irlande du Nord. Nous n’étions pas, sur ce terrain, dans le même camp et le souvenir de Bobby Sand m’accompagnera jusqu’à mes derniers jours.

Élue dans un pays en faillite et sous contrôle du FMI, elle fut par deux fois réélue et laissa à son successeur une GB redevenue forte.

Il n’en demeure pas moins que la Grande Bretagne a eu la chance d’avoir à sa tête un dirigeant comme elle. Certains diront que l’époque était propice à de grands dirigeants. Kohl en Allemagne, Mitterrand en France, Gorbatchev en Russie, Reagan aux USA, Deng xiaoping en Chine… Pourtant, lorsque Margaret Thatcher fut élue, la Grande Bretagne était dans une situation encore pire que celle dans laquelle se trouve la France aujourd’hui.  La politique  menée par les travaillistes au pouvoir avait conduit la Grande Bretagne à un tel état de déconfiture que l’ancienne première puissance mondiale était sous la tutelle du FMI, comme un vulgaire  du Tiers Monde. Elle était si peu respectée qu’un pays comme l’Argentine s’est cru permis de la défier en envahissant les îles Malouines. En un petit moins de 12 ans pouvoir, celle que les professionnels de la politique appelaient (y compris le Président de la république Giscard d’Estaing) d’un ton condescendant « la boutiquière » avait redressé son pays, tant sur les indicateurs macro économiques (dont elle se fichait complètement, contrairement aux idées reçues de ses opposants) que sur la vie quotidienne des sujets britanniques. Le niveau de vie est reparti à la hausse, l’activité aussi. La « dame de Fer », comme les soviétiques l’avaient surnommée, tant décriée, tant honnie de ce côté du Channel a été réélue deux fois par un peuple qui avait compris que les raisonnements simple, voire simplistes, que développait leur leader était frappés au coin du bon sens et la meilleure voie pour leur relèvement et leur réussite.

Un bon sens populaire en guise d’idéologie

Voici une démonstration célèbre de Margaret Thatcher devant les Communes. C’est l’exposé de ce bon sens pragmatique et populaire qui lui valut que son surnom, qui se voulait méchant, de « boutiquière » lui colla à la peau jusqu’à la fin, même si elle fit tant et tant d’efforts pour se policer. Certains énarques se targuant d’avoir fait HEC ou je ne sais quelles grande école devraient en prendre de la graine:

Sa phrase favorite:  « Nous sommes les seuls responsables de nos échecs comme de nos réussites »

Au revoir Madame!




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