À Guiscriff, le mètre carré de terrain constructible passe à 1 €

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Homme blanc, Breton, catholique et hétérosexuel. Accessoirement économiste et Conseiller auprès de chefs d'entreprises. Créateur (entre autres) du site d'information économique MaVieMonArgent.info, du site d'observation de la corruption tous-pourris.fr et de quelques autres...

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Pour essayer de contrer la désastreuse politique nationale du logement, les maires des petites communes essaient les solutions du désespoir!

C’est un bel espace encore vierge, encadré d’arbres centenaires. Qui viendra peupler la rue des Pommiers, à Guiscriff (Morbihan), petite ville centre-bretonne de 2 400 habitants ? Dans le vaste lotissement communal, tout est prêt : la voirie est terminée, les lampadaires sont installés, les terrains viabilisés… Mais seules cinq maisons ont été construites.

« Le lotissement de la gare a été achevé en 2008, il y a déjà plus de sept ans », se désole la maire, Renée Courtel. 27 lots à 20 € le mètre carré n’ont donc toujours pas trouvé preneurs. « Depuis quatre ans, nous n’avons eu aucune vente. L’exemple de Berrien, commune du Finistère qui a aussi vendu des lots à 1 € le mètre carré, nous a fait réfléchir. »

100 élèves en moins en douze ans

Après de longues discussions, les élus du conseil municipal se sont mis d’accord, à l’unanimité, sur le principe de vendre au moins certains lots à ce prix exceptionnel. « Il n’est pas impossible que nous vendions même tous ces lots encore libres, de 500 à 1 000 mètres carrés, à 1 € le mètre carré. »

Vingt-sept lots à 20 € le mètre carré n’ont toujours pas trouvé preneurs. Ils passeront à 1 € dans quelques jours. (Photo : Ouest-France)
C’est lors du prochain conseil municipal, dans quinze jours, que les élus trancheront, chiffres sous les yeux. Car l’impact financier d’une telle opération est loin d’être neutre : le lotissement est évalué à plusieurs centaines de milliers d’euros. Mais en parallèle, le déficit se creuse.

Pour la maire, il est urgent d’agir : « En douze ans, nous sommes passés de 230 à 130 élèves dans nos deux écoles. Nous avons besoin que des familles, des jeunes couples s’installent à Guiscriff. Notre commune ne manque pas d’atouts : nous avons des commerces, deux médecins, des infirmiers, un kiné et un dentiste, une quarantaine d’associations… »

À l’entrée du lotissement, les arbres viennent d’être taillés. Il ne manque plus que des candidats à venir s’y installer.

 

Source: www.ouest-france.fr

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