Si ça, c’est pas de l’improvisation totale!!!

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Jean-Pierre Chevallier est économiste. Ancien professeur d’économie à l’université de Nice, il est spécialiste de politique monétaire et analyste financier indépendant. Il se définie lui-même comme "Business économiste monétariste béhavioriste Analyste financier indépendant, contrarian...

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EBE? INE? ou simplement IS?

L’augmentation de la fiscalité sur les entreprises françaises, qui, comme chacun sait, font les plus mauvaises marges du monde industrialisé, qui doivent déjà subir le coût de main d’oeuvre le plus élevé du monde industrialisé, qui ne voient toujours pas arriver le « choc » de simplification administrative, semble un impératif pour le gouvernement. Mais par où les taxer? S’en suit une valse hésitation qui, d’extérieur, pourrait paraître comique mais qui, de France est simplement pathétique…

 

Les hommes politiques français, de gauche et de droite débordent d’imagination pour créer des prélèvements obligatoires nouveaux et ensuite pour justifier leur augmentation.

Après avoir imaginé un impôt de 1 % sur l’EBE, remplacé quelques jours plus tard par un autre de 1,3 % sur l’ENE, les grosses têtes du gouvernement cherchent maintenant une autre solution : peut-être une augmentation du taux de l’impôt sur les bénéfices des sociétés, ou alors « une autre fiscalité sur les entreprises qui soit plus intelligente, une fiscalité qui repose sur la performance économique, le résultat » dixit le nul qui joue le rôle de ministre soi-disant compétent en la matière.

Moscovici, puisque c’est de lui qu’il s’agit, a finalement annoncé dimanche soir que finalement,  la surtaxe concernant les entreprises de plus de 250 millions d’euros de chiffre d’affaires, devrait plus que doubler, passant de 5% à 11% de l’IS.
La mesure, comme toujours temporaire, devrait durer 2 ans. Au total le taux d’IS en France grimperait à environ 38%, en incluant également la contribution sociale sur l’impôt sur les sociétés. C’est ton dernier prix, Pierre?

Je lui propose de faire comme le font tous les cancres, à savoir copier sur les meilleurs élèves de la classe fiscale mondiale : Hong Kong où le taux de l’impôt sur les bénéfices est de 0 % pour l’activité des sociétés en dehors du territoire, et 12 % pour les autres cas, comme le fait le Tigre celtique.

Tout est simple.

Jean Pierre Chevallier

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