La Banque de France et l’INSEE moins optimistes que Hollande

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Homme blanc, Breton, catholique et hétérosexuel. Accessoirement économiste et Conseiller en gestion de patrimoine. Créateur (entre autres) du site d'information économique MaVieMonArgent.info, du site d'observation de la corruption tous-pourris.fr et de quelques autres...

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Baisse de 0.1% de l’estimation pour le premier trimestre

La Banque de France ne prévoit plus qu’une croissance de 0,3% de l’économie française au premier trimestre dans sa deuxième estimation fondée sur son enquête mensuelle de conjoncture pour février publiée aujourd’hui lundi. Elle tablait auparavant sur une hausse de 0,4% du produit intérieur brut des trois premiers mois de l’année.

L’Insee anticipe également une croissance de 0,3% au premier trimestre, qui ferait suite à une progression de 0,1% du PIB du quatrième trimestre 2014.

De plus, l’enquête de la Banque de France sur le mois de février fait apparaître une baisse de deux points de l’indicateur du climat des affaires dans l’industrie, à 96, et une hausse d’un point de celui des services, à 92. L’indicateur du secteur du bâtiment est, lui, stable à un bas niveau, 90. Le taux d’utilisation des capacités de production est en retrait de 0,2 point, à 76,5%. Les carnets de commandes sont jugés « corrects » et le niveau des stocks est stable. Les effectifs n’évoluent pas.

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Les chefs d’entreprise du bâtiment continuent de prévoir une baisse de leur activité après un nouveau recul en février et conservent une appréciation négative de leurs carnets de commandes.

 

Pourtant, tous les éléments conjuguent

Les prix des matières premières comme ceux des produits finis baissent en février, même si c’est à un rythme plus modéré qu’en janvier. L’argent est bon marché pour investir. L’Euro que tous les pseudo spécialistes et les hommes politiques ignares et malhonnêtes nous affirmaient en cœur être « trop fort » ne cesse de baisser. Au niveau mondial, la reprise est là.

La reprise mondiale, l’alpha et l’omega de François Hollande dont la politique économique s’est toujours contentée d’attendre depuis deux ans qu’elle entraîne la France. Surtout ne rien changer pour maintenir le consensus mou et se mettre en position d’attente afin de « profiter » (une logique bien socialiste) de la reprise et des efforts des autres. Mais voilà, pour « profiter » des efforts des autres, encore faudrait il que nous ayons encore quelques chose à proposer. La destruction consciencieuse de notre outil de production industriel, la vente de notre savoir faire, l’expatriation de nos éléments dynamiques, la progression constante de n os charges collectives affaiblissent de plus en plus la productivité française. Nous risquons de passer à côté de la reprise ou de n’en recevoir que les miettes, faute d’être prêts, d’avoir été remis en ordre de marche et d’avoir « dégraissé le mammouth ».

Les chiffres publiés aujourd’hui sont révélateurs. L’activité frémit mais l’emploi continue de baisser car ce ne sont pas sur les activités industrielles que nous pouvons jouer au niveau mondial. La conjoncture est excellente, le vent se lève, l’horizon s’éclaire, mais faute d’avoir colmaté les voies d’eau, écopé ce que nous avions embarqué, faute d’avoir changé les voiles et entraîné les marins à la manœuvre, notre vaisseau bouge, prend légèrement le vent, mais laisse filer les autres. A la moindre chute de vent, nous serons à nouveau plombés.

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