L’inflation, il en faut un peu, mais pas trop….

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Jean-Pierre Chevallier est économiste. Ancien professeur d’économie à l’université de Nice, il est spécialiste de politique monétaire et analyste financier indépendant. Il se définie lui-même comme "Business économiste monétariste béhavioriste Analyste financier indépendant, contrarian...

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Éternel débat sur l’inflation.

Entre ceux qui sont traumatisés et seraient prêts à tout pour une inflation zéro et ceux qui se souviennent de la période des années 70-80 qui leur a permis de devenir propriétaire quasi gratuitement, J-P Chevallier nous rappelle quelques vérités économiques:

 

La richesse des nations et de leurs habitants dépend d’abord de la maîtrise de l’inflation. Les Reaganomics ont réussi à faire tomber son taux d’un sommet de 10 % au niveau optimal sous 2 % : entre 1 % et 1,5 %,

Document 1 :

En effet, l’inflation ne doit pas descendre sous 1 % car les risques de déflation seraient alors trop élevés (la déflation est pire que l’inflation !) et elle ne doit pas dépasser les 1,5 % car il est difficile de contrer un départ de l’inflation sans casser la croissance.

Les rendements des bons du Trésor sont à la base de tous les marchés et plus particulièrement ceux à 10 ans qui en sont la référence principale.
La situation est optimale quand les rendements réels du 10 ans sont bas, autour de 2 %, et inférieurs au taux de croissance du PIB réel, comme avant 1980 et après 2002,

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Document 2 :

En effet, quand les rendements réels du 10 ans (le placement type de père de famille) est faible, les investisseurs ont intérêt à placer leurs capitaux dans le financement d’entreprises, ce qui alimente la croissance, et inversement, des rendements élevés du 10 ans pénalisent les investissements productifs dans les entreprises, les capitaux se réfugiant dans le financement de la dette publique, ce qui ne crée jamais de valeur.

Depuis 2002, les rendements réels du 10 ans ont tendance à être inférieur au taux de croissance du PIB réel en fluctuant autour de 2 %, ce qui correspond à une situation optimale,

Document 3 :

Le taux de croissance du PIB réel est toujours légèrement supérieur à celui du revenu disponible par tête car les bénéfices des entreprises augmentent plus rapidement (que ces derniers, sur la base de 7,5% par an), ce qui augmente la richesse de la nation et de ses habitants, surtout quand l’inflation est faible,

Document 4 :

Le taux de croissance du PIB réel dépend de l’augmentation de la productivité qui est en moyenne de 2 % sur la longue période

Document 5 :

… alors qu’ils étaient supérieurs à 2 % après la guerre,

Document 6 :

Malgré les turbulences diverses, la situation économique et financière est proche de l’optimum aux Etats-Unis.

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