Les marxistes ont tort depuis 150 ans….

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Économiste de formation, je partage mon temps entre la gestion de US Equity Premium, un fonds d’investissement spécialisé sur les actions américaines chez DTAM, la recherche (principalement la théorie de valorisation, l’hypothèse d’efficience des marchés et la théorie dite autrichienne du cycle) et la publication d’articles. Les opinions et analyses proposées sur ce blog sont strictement personnelles, ne saurait engager la responsabilité de DTAM et ne sont en aucune manière des recommandations d’achat ou de vente d’instruments financiers.

Il suffit de lire les chiffres pour comprendre…

Ce graphique illustre une estimation de l’évolution de la distribution des revenus à l’échelle mondiale depuis 1970.

Les deux verticales rouges indiquent un revenu annuel de $312 (i.e. l’équivalent de $1 par jour en 2006) et de $554 (i.e. l’équivalent d’un dollar par jour aux prix de 1985).

Comme vous l’avez sans doute compris, le premier enseignement que nous pouvons tirer de ces distributions, c’est que, depuis 1970, le taux de pauvreté s’est littéralement effondré. Avec un seuil de pauvreté de $1 par jour, cela ressemble à ceci :

Autre enseignement : cet enrichissement global s’est accompagné d’une spectaculaire réduction des inégalités. Les graphiques suivants illustrent (de haut en bas et de gauche à droite) le coefficient de Gini, les indices d’Atkinson (avec un coefficient de 0,5, de 0,75 et de 1 respectivement) et les ratios inter-percentiles (75%-25% et 90%-10% respectivement).

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Ces graphiques sont extraits de Maxim Pinkovskiy, Xavier Sala-i-Martin, Parametric estimation of the world distribution of income(2009).

Ce préalable étant posé, vous pouvez retourner écouter votre éditorialiste préféré gloser à l’infini sur le torrent de misères qui s’est déversé sur notre pauvre humanité ces quarante dernières années ainsi que sur l’explosion des inégalités qui l’a accompagné.

Au royaume des aveugles…

Georges Kaplan

La démonstration de Guillaume Nicoulaud, alias Georges Kaplan, est édifiante. La ritournelle que certains s’évertuent à vous répéter sans cesse selon laquelle les riches s’enrichissent et les pauvres s’appauvrissent est fausse depuis toujours. Ne serait ce que parce que pour que les riches s’enrichissent, il faut que les pauvres consomment, donc qu’à leur tour ils s’enrichissent. Cette vérité basique que les adeptes de la religion fondée par le philosophe Karl Marx au XIX ième siècle continuent de nier au nom du dogme sacré est le moteur de toute avancée sociale et de tout progrès humain. Jamais les pauvres n’ont été aussi « riches » qu’aujourd’hui. Et à chaque fois que le système est tombé en panne, c’est lorsque l’Etat, d’une manière ou d’une autre (spoliation, monopole, interventionnisme, collectivisation…) a outrepassé ses fonctions de régulateur et de facilitateur pour entrer dans un rôle d’administrateur ou de gestionnaire.

L’erreur est de croire et de faire croire, comme, hélas, cela est trop souvent le cas, que les richesses sont constantes et que les échanges se font à somme nulle. C’est la grande théorie du marxisme, c’est sa grande erreur. Toute la mythologie marxiste repose sur ce présupposé. Mais il est faux. La richesse se produit, s’accroît et les quantités de richesses partagées à travers le monde sont chaque fois plus grandes qu’à la génération précédente. Dès lors, s’il reste des riches beaucoup plus riches qu’hier, le différentiel entre entre le haut et le bas de l’échelle est aujourd’hui moindre qu’hier. Cela est vrai dans le raisonnement micro économique (les différences de vie entre un chef d’entreprise d’aujourd’hui et le plus petit échelon de son entreprise sont moindres que ce qu’elles étaient il y a une ou deux génération, incomparables par rapport à ce qu’elles étaient il y a un siècle, totalement inexistantes pour des gens d’il y deux siècles qui nous regarderaient vivre…) mais aussi macro économique (si on fait abstraction des zones de conflit ou d’étatismes).

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C’est cette vérité là, criante, flagrante, que les négationnistes marxistes nient sans pouvoir apporter le moindre chiffre ni la moindre démonstration. C’est cette vérité là qu’il serait bon d’enseigner dans nos établissements scolaires… Hélas, au vu des manuels scolaires d’économie, cela est encore loin d’être le cas. Et dire que le monde entier lit et apprend l’enseignement des économistes français dont les élèves de notre pays ignorent jusqu’au nom!

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