L’OPEP ne sert plus à rien

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Homme blanc, Breton, catholique et hétérosexuel. Accessoirement économiste et Conseiller en gestion de patrimoine. Créateur (entre autres) du site d'information économique MaVieMonArgent.info, du site d'observation de la corruption tous-pourris.fr et de quelques autres...

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petrole arabie saoudite puitsLes USA deviennent un des plus gros producteurs mondial de pétrole et refusent de dialoguer avec l’OPEP

L’extraction des huiles et gaz de schiste ont fait des USA un acteur majeur

Lorsqu’il y a quelques années, nous vous annoncions qu’avec l’extraction des huiles et du gaz de schiste les USA allaient non seulement atteindre l’autosuffisance mais influer aussi à la fois sur les cours et sur l’industrie du transport et de la transformation, vous étiez nombreux à vous exclamer qu’il s’agissait d’une vue de l’esprit. Aujourd’hui, l’Arabie et les autres pays qui se sont lancés dans une course à la baisse des cours en espérant arriver en dessous du coût d’extraction américain en sont pour leurs frais et agitent le drapeau blanc… que les USA font mine de ne pas voir.

L’OPEP cherche à négocier

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) appelle les Etats-Unis au dialogue sur le gel du niveau de la production de pétrole, a annoncé le secrétaire général Abdallah Salem el-Badri lors de la conférence annuelle énergétique CERAWeek.

«Je suis en contact avec l’Union européenne. J’entretiens des relations avec les Russes, les Chinois ; je parle presque à tout le monde sauf aux Etats-Unis. Tout ce que je veux, c’est du dialogue», a expliqué Abdallah Salem el-Badri en précisant que ces négociations ne devaient pas contrevenir à la législation de la concurrence de Washington.

Au contraire, les USA en remettent une couche…

Selon les prévisions d’Energy Intelligent Group, les Etats-Unis devraient intensifier plus que les autres pays leur extraction pétrolière. La part des pays non membres de l’OPEP dans la croissance du volume de production est de l’ordre de 60%, soit 500 000 tonnes au quotidien. Ainsi, des accords avec Washington pourraient stabiliser le marché où sévit une sérieuse surproduction de pétrole.

Mais il est à noter que, sur un plan purement légal, le dialogue avec l’OPEP est impossible puisque le ministère de l’Energie du pays n’est pas habilité à influencer le niveau de la production des producteurs privés.

Les Saoudiens ne savent plus où donner de la tête

La semaine dernière, la rencontre à Doha entre le ministre russe de l’Energie, Alexandre Novak, et les représentants de l’Arabie saoudite, du Venezuela et du Qatar a abouti à un accord de fixation de la limite de la production au niveau moyen de janvier 2016 si les autres pays se joignaient à cette initiative.

A peine signés, l’Arabie saoudite a renoncé jeudi à ces accords. Le ministre des Affaires étrangères saoudien Adel Ben Ahmed Al-Jubeir a annoncé que le pays n’était pas prêt à réduire la production. Mais, bien évidemment, rappelle que si les autres pays le faisaient, le marché pourrait se stabiliser.



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