Le chômage augmente: Hollande n’a pas de bol… les Français non plus!

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Homme blanc, Breton, catholique et hétérosexuel. Accessoirement économiste et Conseiller en gestion de patrimoine. Créateur (entre autres) du site d'information économique MaVieMonArgent.info, du site d'observation de la corruption tous-pourris.fr et de quelques autres...

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les chiffres du chômage en hausseLes chiffres officiels sont obligés de reconnaître… une hausse du chômage!!!

Malgré les triturations, les radiations, les disparitions, les CAEisations, Hollande et son gouvernement n’arrivent pas à faire baisser durablement les chiffres du chômage. A peine réussit il à planquer sous le tapis quelques jeunes ou vieux en CAE, stages ou autres occupations subventionnées, à peine les fonctionnaires zélés de Pôle Emploi réussissent ils à créer de nouvelles formations qualifiantes de caissières chez Prisunic, que de nouveaux chômeurs apparaissent qui compromettent irrévérencieusement les « bons résultats »!

Les chiffres du chômage en hausse au troisième trimestre

Il en est ainsi du troisième trimestre 2016 pour lequel l’Insee annonce aujourd’hui un « retour » à la hausse. Le taux officiel du chômage, norme BIT, s’établit désormais à 9,7% de la population active en métropole (+0,1 point) et 10% en France entière. Une claque pour François Hollande, puisque par rapport au début de son mandat le taux pour la métropole a progressé de 0,4 point. Oui, a progressé lorsque chez TOUS nos voisins, il a régressé, voire disparu!

Nous ne cessons de le dire dans ces colonnes, mais répéter, répéter et répéter encore est le meilleure moyen d’être entendu. Le chômage en France n’est pas conjoncturel mais structurel. C’est cette erreur d’analyse flagrante qui a fait que tout ce que le président socialiste a pu entreprendre a échoué. Le pire, c’est que cet idiot n’a pas tiré, pas encore, les leçons de son échec et qu’il trouve encore le moyen de dire à des journalistes qu’il « n’a pas eu de bol »!!!

Les jeunes Français n’ont pas de bol

Au total, l’Insee a comptabilisé, entre juillet et septembre, 2,805 millions de chômeurs en métropole, soit 31.000 de plus sur le trimestre (+1,1%). Parmi eux, 1,2 million recherchaient du travail depuis au moins un an. Le taux de chômage de longue durée reste stable à 4,3% de la population active.

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Parmi tous ceux qui n’ont pas de bol, citons prioritairement les jeunes. Le taux de chômage des 15-24 ans grimpe à 25,1% (+1,2 pt), son plus haut niveau depuis 2012. Il est aussi en hausse sur un an (+0,8 pt). Le taux des seniors (50 ans ou plus) monte également (+0,5 pt), pour s’établir à 7,0%, flirtant avec son plus haut niveau atteint mi-2015. Depuis le début du quinquennat (mais en fait depuis 2009), les « 50 ans ou plus » sont toujours plus nombreux à être au chômage (catégories A, B et C), passant de 866 400 en mai 2012 à 1 318 300 en septembre 2016. Une augmentation de 52 % en cinq ans, qui passe sous les radars et n’est l’objet d’aucun discours politique volontariste.

Seule la classe d’âge intermédiaire (25-49 ans) voit sa situation s’améliorer sur le trimestre (-0,2 pt), comme sur un an (-0,8 pt).

 La tromperie française sur le chômage

Tout le monde sait comment Pôle Emploi radie des inscrits de manière arbitraire, comment le gouvernement paie pour occuper des gens à des postes pas toujours (et même rarement) créateurs de richesses, comment on balance des gens sur des statuts qui les font prendre en charge par d’autres caisses que celles qui indemnisent le chômage (retraite, fonds de pré-retraite, formation…) afin de les sortir des statistiques…
Par exemple, en janvier 2016, le Président de la République annonçait un effort spectaculaire sur la formation, et un plan d’un milliard d’euros pour financer 500 000 formations pour les demandeurs d’emploi. L’effet quasi immédiat de cette annonce était mécaniquement de vider les catégories A, B et C, mois après mois, et de faire grimper les chiffres de la catégorie D, qui regroupe les demandeurs en formation. Et de fait, les chiffres sont parlants. En octobre 2016, la catégorie D a « accueilli » 324 200 personnes. C’est 46 300 de plus qu’un an auparavant, une hausse en flèche de 16,7 %. Jusqu’en avril, le chiffre naviguait entre 270 000 et 280 000. Il a commencé à monter en puissance au printemps, pour culminer en août à 325 200.
Il est une autre tromperie française des chiffres du chômage. La non prise en compte de la part d’emplois de la fonction publique dans le marché du travail. En effet, nous sommes le pays européen (et même le pays de l’OCDE) dont la part d’emplois issus de la fonction publique est la plus élevée, près de 24% des emplois officiellement pourvus.
Reprenons les chiffres. La population active en France, c’est 24.8 Millions de personnes âgées de 15 à 65 ans. Si vous retirez 5.64 Millions de fonctionnaires (La fonction publique de l’État compte 2,47 millions d’agents (43,87 %), la fonction publique territoriale 1,98 million (35,17 %) et la publique hospitalière 1,18 million (20,96 %)), qui ne sont, par définition, pas en recherche d’emploi, cela vous fait une population de 19.16 Millions de personnes. Le chômage « officiel » n’est donc pas de 9.4%, mais de 14.7%. Si vous ajoutez à cela ceux qui sont indemnisés sur les fonds publics ou les différentes caisses que j’évoque plus haut, vous avez un « réel » taux de chômage qui dépasse très probablement (il serait intéressant qu’à l’heure de l’open data et dans la mesure où plus aucun espoir électoral ne lui est permis, le gouvernement nous communique les chiffres des personnes sous contrats aidés, en stages, et en formation…) les 20%.
Triste bilan pour celui qui annonçait « l’inversion de la courbe du chômage »…….

 Addentum du 26/11/2016

Au détour d’un discours ministériel, nous apprenons que 300 000 jeunes bénéficient actuellement d’un « contrat d’avenir ». 300 000! Certes ces contrats mettent des jeunes dans des entreprises, ce qui est toujours mieux que de les caser dans des associations ou des collectivités locales, mais gageons que la plus value par eux réalisée n’est pas équivalente à leur coût… Il s’agit donc de 300 000 jeunes sortis des statistiques du chômage et qui sont pour parite à la charge de la collectivité. L’économie « saine » ne permet d’assurer leur emploi.

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