Après le Louvre, la Tour Eiffel fermée en raison des pickpockets

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Homme blanc, Breton, catholique et hétérosexuel. Accessoirement économiste et Conseiller auprès de chefs d'entreprises. Créateur (entre autres) du site d'information économique MaVieMonArgent.info, du site d'observation de la corruption tous-pourris.fr et de quelques autres...

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5e041f88-8dfa-4612-a513-d0895752523b.jpgExaspérés par l’impudence et l’audace grandissante des pickpockets, les employés du monument le plus visité du monde se sont mis en grève!

Le vol à la tire semble être devenu monnaie courante aux pieds et dans les différents étages de la Tour Eiffel. Face à la recrudescence des pickpockets, menaçant touristes et personnels, une quarantaine de salariés ont décidé d’exercer leur droit de retrait, vendredi. Ainsi, la Tour Eiffel, l’un des monuments les plus visités au monde, n’a pas ouvert ses portes au public aux premières heures de la journée.
Le monument est resté fermé jusqu’en fin d’après-midi, avant de rouvrir aux environs de 16h30. La Société d’exploitation de la Tour Eiffel (SETE), en charge de la gestion du monument, s’est «réjouit du retour à la normale», après près de sept heures de blocage.
Un agent d’accueil a confirmé à l’AFP la réouverture de la Tour Eiffel. «Des choses ont été mises en place» avec la direction, permettant la reprise du travail, a-t-il ajouté, sans plus de détails. Néanmoins, il n’y a «rien de définitif», «on fera un point dans quelques jours» pour voir si des solutions pérennes et satisfaisantes sont trouvées, a-t-il prévenu.
En début de journée, les salariés avaient expliqué dans un communiqué qu’une «majorité d’entre eux» avaient choisi de faire valoir leur droit de retrait «suite à plusieurs agressions et menaces» proférées par les pickpockets. Le droit du travail permet aux salariés d’invoquer leur droit de retrait s’ils estiment encourir un «danger grave et imminent» pour leur vie ou leur santé. La SETE avait déploré la situation, regrettant «que les visiteurs déjà présents sur le parvis soient pénalisés». De premières discussions avec la direction n’avaient pas permis d’obtenir «de grosses avancées», le monument était donc resté fermé.
Des menaces personnelles

Les pickpockets «montent en bande de 4 ou 5 personnes. Parfois il peut y en avoir une trentaine» sur le monument, a raconté à l’AFP une salariée. Elle a fait part «d’agressions verbales et de menaces envers les salariés d’accueil et les agents de sécurité». Un autre salarié, agent d’accueil, a expliqué avoir été menacé par un pickpocket qu’il évacuait de la Tour. «Il m’a dit “pourquoi tu ne nous laisses pas travailler? On t’a déjà vu partir de la Tour. Si ça continue, tu auras des problèmes”», témoigne-t-il.
Les salariés disent vouloir obtenir des «garanties formelles de la part de la direction afin que des mesures pérennes et efficaces soient prises». La direction «est plutôt dans la position d’informer les visiteurs (de la présence de pickpockets, ndlr) pour se déculpabiliser mais manque de détermination», a estimé l’agent d’accueil. «Quand le patronat veut surveiller ses salariés, il met des clients mystères. Pourquoi n’y aurait-il pas des touristes mystères, asiatiques? Ce serait très facile de prendre les pickpockets en flagrant délit», a-t-il ajouté.
La direction assure pour sa part être «engagée dans une coopération active et durable avec la préfecture de police qui a conduit au renforcement continu des mesures visant à garantir la sécurité du personnel et du public».
Un événement similaire était survenu au musée du Louvre, en 2013. Les agents de surveillance, exaspérés devant les bandes de pickpockets, avaient également exercé leur droit de retrait.

Source: www.lefigaro.fr

Commentaire de Thibault Doidy de Kerguelen:
Nous nous faisons régulièrement l’écho de l’insécurité grandissante dans la capitale française. Cette insécurité a des répercussions importantes sur le tourisme, en particulier chinois.
Il est curieux, pour le moins, que nos dirigeants décident de surveiller l’intégralité de la population française à travers des moyens technologiques qu’on reprochait hier à l’Allemagne de l’Est ou à la Libye, et ne trouve pas le moyens de protéger les touristes chinois en villégiature.
De même qu’il semble curieux que rien, pas même dans l’article, ne soit dit sur l’origine de ces pickpockets.  Il est vrai que les « contrôles au faciès » sont désormais rigoureusement interdits et que les policiers qui voudraient intervenir se verraient dans l’obligation de contrôler les « clients » dans les mêmes proportions quelques soient leurs origines. Je ne sais pas pourquoi, j’ai l’impression que cela diluerait leur efficacité…..
Ça promet si les Jeux Olympiques ont lieu dans la capitale!!!!

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2 comments

  • … combien coute une heure de surveillance par la police sur la tour Eiffel ???

    … combien rapporte une heure de contrôle avec les jumelles laser au coin de la rue ???

    Si vous savez répondre a cette question vous comprendrez pourquoi les pickpockets ont de beaux jours devant eux

    • C’est aussi toute la question de la perversion du rôle de l’Etat. Est il émanation du peuple (ou de la Nation, comme on disait « avant ») avec rôle d’assurer les missions justement nommées « régaliennes », ou est il chancre parasite, une sorte de corps étranger, qui ne peut vivre et se reproduire qu’en pompant ses ressources sur le peuple?

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