Vers une annulation de l’éolien en mer?

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Homme blanc, Breton, catholique et hétérosexuel. Accessoirement économiste et Conseiller auprès de chefs d'entreprises. Créateur (entre autres) du site d'information économique MaVieMonArgent.info, du site d'observation de la corruption tous-pourris.fr et de quelques autres...

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éolien en merLe gouvernement essaie de renégocier les accords catastrophiques passés par son prédécesseur en matière d’éolien en mer. En cas d’échec, nous irions vers une annulation des projets.

Des renégociations difficiles

L’objectif de ces renégociations est de revoir à la baisse les tarifs accordés en 2012 et 2014, compris « entre 180 et 230 euros » par mégawattheure et « entraînant des rémunérations excessives » des lauréats, du fait de la baisse constatée des coûts de l’éolien en mer ces dernières années, explique le gouvernement dans l’exposé de ses motifs. Il s’agit pour le gouvernement de « réduire le coût de soutien public » à ces projets.

Une première version de cet amendement avait été rejetée très largement en mars par le Sénat, face à une levée de boucliers en Bretagne, Normandie et Pays-de-la-Loire, les trois régions où sont prévues la construction de parcs éolien en mer.

Bien sûr, les industriels, via le Syndicat des énergies renouvelables (SER) contestent cette procédure. Sur le fond car une remise en cause des accords signés « fragiliserait lourdement et durablement la confiance des industriels et investisseurs » (mais qui a encore confiance dans la parole de l’Etat français?)  et sur la forme.

Cette remise en cause des accords signés ne concernent que six parcs d’éolien en mer. EDF (trois parcs), Engie (deux parcs) et l’espagnol Iberdrola (un parc). Des discussions se sont tenues ces derniers mois individuellement entre le gouvernement et chacun des consortiums.

Le texte prévoit que si elles échouent, le gouvernement peut annuler le projet correspondant, moyennant des indemnités versées pour les études réalisées (météos, géotechniques, vent, etc.) et pour les coûts liés à la rupture des contrats conclus pour ce projet.

Enfin débarrassés de ces laideurs coûteuses et au bilan énergétique peu probable?

Hélas, trois fois hélas, non! Le gouvernement s’engage à lancer « dans un délai ne pouvant excéder six mois », une nouvelle procédure d’appel d’offres sur la zone concernée ou une zone voisine et pour une puissance au moins similaire. Et oui, le mythe de l’éolien en mer a la vie dure et nous risquons de voir défigurer nos paysages côtiers pour de longues années avant qu’enfin la raison ne l’emporte et le sens « vrai » du mot « écologie » ne resurgisse!

Lu sur CBanque:

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Eolien offshore : l’annulation d’appels d’offres revient au Parlement
Le gouvernement maintient son intention d’annuler les six premiers projets de parcs éoliens en mer, en cas d’échec des renégociations en cours sur les tarifs de rachat de l’électricité qui sera produite par ces parcs.

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