Une start up lève 500k€!

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Homme blanc, Breton, catholique et hétérosexuel. Accessoirement économiste et Conseiller auprès de chefs d'entreprises. Créateur (entre autres) du site d'information économique MaVieMonArgent.info, du site d'observation de la corruption tous-pourris.fr et de quelques autres...

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Bravo à Solaire 2G, enfin une bonne nouvelle, tant sur le front des start up que sur celui des énergies renouvelables!

Solaire 2G est une start-up marseillaise spécialisée dans le solaire hybride développée par Laetitia Brottier et Jérôme Mouterde depuis 2010. Elle développe et commercialise le DualSun, un panneau solaire performant, économique et simple qui produit à la fois électricité et eau chaude.

Jusqu’à présent plus connue pour courir les concours, elle a remporté le 18 juin dernier le premier prix du jury du challenge « Et si on changeait le monde » initié par Allianz sur le thème du développement durable et fut en 2011 finaliste aux Grands Prix de l’Innovation de la Ville de Paris dans la catégorie Eco-innovation, la start-up annonce sa première levée de fonds à hauteur d’un demi-million d’euros.

« Nous sommes en train de vivre un véritable tournant, précise Jérôme Mouterde, co-fondateur et président de Solaire 2G. Après 3 années de développement, nous sommes prêts à aborder notre marché avec un produit très bien finalisé. Cette levée de fonds va nous permettre d’assurer notre développement commercial auprès d’installateurs dans un 1er temps et de grands comptes ensuite« .

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La particularité de Solaire 2G

Solaire 2G, n’a pour l’instant à son catalogue qu’un unique produit « DualSun » qui consiste à associer dans un même panneau solaire hybride un capteur photovoltaïque et un capteur thermique pour produire eau chaude et électricité. Il s’adapte à tous les toits et promet un rendement cumulé de 75 % pour produire à la fois de l’eau chaude et de l’électricité. L’idée de départ consiste à valoriser la chaleur générée par les panneaux solaires photovoltaïques. En effet, seuls 15 % de l’énergie qu’ils reçoivent est réellement convertie en électricité. Le reste n’est que pure perte et nuit d’ailleurs à la bonne performance du système car plus les panneaux sont chauds, moins ils produisent d’électricité. Dès lors, le pari consistait à utiliser le « serpentin », qui permet traditionnellement d’éviter la surchauffe des panneaux photovoltaïques, et à le rendre capable de récupérer l’énergie des panneaux. Après les premières études, le serpentin se transformait en une plaque mince, complètement intégrée au panneau. C’est ainsi que Solaire 2G peut annoncer aujourd’hui un rendement global de 75 % (60 % pour le thermique et 15 % pour le photovoltaïque).

Les investisseurs

Sont entrés dans le capital de la SAS Solaire 2G :

  • Le réseau Provence Business Angels (www.provenceangels.com), implanté à Marseille et sa Société à Capital Risque (Capital Provence Business Angels),
  • La Société à Capital Risque Provençale et Corse, filiale à 100 % de la Banque Populaire.
  • La plateforme de financement participatif (« Equity crowdfunding ») WiSEED (www.wiseed.fr) qui a permis de regrouper des investisseurs particuliers intéressés par la technologie DualSun,
  • Des investisseurs privés spécialisés dans la création d’entreprise ou les énergies.
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Une hirondelle ne fait pas le printemps, mais les bonnes nouvelles sont toujours agréables à entendre. Espérons que cette start up puisse grandir tranquillement en France sans être obligée de se vendre à un groupe étranger, comme tant d’autres, parce que ne disposant pas des fonds propres nécessaires à son développement ou à s’expatrier pour conserver la rentabilité nécessaire à sa prospérité.

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5 comments

  • Vos calculs de rendement sont faux, on ne peut pas ajouter un rendement électrique et un rendement thermique ; on n’ajoute pas des choux et des carottes….D’ailleurs, l’entreprise se garde bien de faire ce calcul là.

    Quand au secteur d’activité de cette entreprise, je note qu’il est très largement subventionné de façon directe ou indirecte par l’hydre étatique ; ce qui, à mon sens, le rend très fragile et non pérenne….

    • Bonjour Alecton,

      Je ne comprends pas votre remarque. En l’espèce, il s’agit d’un rendement sur énergie calorique d’origine solaire reçu au m². Les cellules photovoltaïques ne transforment que 15% de cette énergie, l’échangeur capte 60% de cette énergie, cela veut dire qu’il n’y a que 25% de cette énergie calorique solaire qui ne sert à rien, donc que le rendement global du panneau est de 75%. Il n’y a pas de rendement électrique ni de rendement thermique en la matière puisqu’il n’y a pas consommation électrique ni consommation thermique. Ceci étant, on peut parfaitement associé deux rendements différents provenant d’une même source et alimentant deux générateurs. C’est une des raisons pour lesquelles l’usage de l’unité Kcal a été abandonné pour n’utiliser en toutes occasion que le Kwh (1 kcal = 0.001163 kWh).

      Je suis d’accord avec vous sur l’aspect artificiel du marché du solaire, actuellement, en France. Je pense que cette société a tout intérêt à s’attaquer à des marchés extérieurs. Maintenant, si son process fonctionne, il est clair que le surcoût d’un échangeur thermique associé à une plaque de piles photovoltaïques est faible et les avantages en zone ensoleillée importants. Après, le fluide d’échange actuel (eau+ antigel) a un rendement faible. Le jour où ils utiliseront un fluide au pouvoir d’échange plus important, ce sera réellement le jackpot pour les clients. Un investissement supérieur à une installation classique, mais un coût d’exploitation super économique.
      Si les dirigeant ont établi un business model ne tenant pas compte des subventions, cette société a un vrai avenir. Bon, maintenant je ne l’ai pas dans mon portefeuille et il convient de prendre un certain nombre d’informations avant d’investir…

      • Les rendements annoncés sont de 15% pour l’électricité et 51% pour le thermique. Ce qui implique le fait que pour 1000w/m² reçus, 150W sont produits et injectés dans le réseau électrique et 510J/s/m² vont servir à chauffer l’eau du ballon et à alimenter la pompe.
        Ma remarque est d’ordre physique, j’ai du mal à calculer un rendement global alors que je transforme une puissance à la fois en énergie électrique et en quantité de chaleur (mais cela n’a aucune importance, le concept est très intéressant « philosophiquement » et prometteur). *

        Mon véritable souci tient au buisness model de cette boite qui surfe sur un secteur d’activité (en chute libre depuis 4 ans) nourrit exclusivement aux mamelles de l’État (de le lait se tarit à grande vitesse). Ce type de boite fait augmenter de facto, à chaque installation, ma facture EDF et permet à de vieux retraités (je parodie, mais à peine) de défiscaliser afin de ne pas payer d’impôts, et j’ai ontologiquement du mal à supporter ça…

  • Bonjour Thibaut, bonjour Alecton

    Merci Thibaut pour vos explications qui sont tout à fait exactes, si vous souhaitez davantage d’informations je vous invite à consulter notre site internet http://www.dualsun.fr !

    Nous sommes toujours en France où nous continuons de nous développer grâce à la levée de fond du début d’année, nous amorçons une phase de commercialisation dans différentes régions françaises avec une quinzaine de projets pilotes qui voient le jour.

    Quelques mois se sont écoulés depuis le dernier commentaire, sachez qu’actuellement nous proposons un logiciel de dimensionnement solaire personnalisé le DualSys qui permet de faire des simulations de productions avec nos panneaux solaires 2 en 1, essayez-le il est gratuit !

    Bonne journée !

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