Paradoxe de l’interventionnisme d’Etat

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Homme blanc, Breton, catholique et hétérosexuel. Accessoirement économiste et Conseiller auprès de chefs d'entreprises. Créateur (entre autres) du site d'information économique MaVieMonArgent.info, du site d'observation de la corruption tous-pourris.fr et de quelques autres...

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Le tabac est à la fois subventionné et à la fois combattu par l’Etat… Tout cela avec l’argent public!

Bel exemple de ce que donne trop souvent l’ingérence de l’Etat dans l’économie. Subventionner des producteurs français de tabac pour finalement subventionner la lutte contre la consommation de tabac! Tout cela n’aurait il pas un petit fumet de clientélisme?

Lu ici

« Paradoxe d’un pays qui, d’une main, voudrait écraser le mégot de ses 16 millions de fumeurs, et, de l’autre, subventionne les deux derniers milliers de tabaculteurs installés du Sud-Ouest à l’Alsace, la France continue ainsi, discrètement, de faire pousser chaque année quelque 18 000 tonnes de tabac. Certes loin, bien loin, des 105 000 producteurs florissants au lendemain de la guerre et encore plus de ces géants chinois ou sud-américains qui colonisent désormais le marché, la filière a pourtant bien failli partir en fumée en 2010.
Quasiment condamné à mort par la suppression des aides européennes qui garantissaient jusqu’alors 80 % de son prix de vente, le tabac made in France n’a dû son sursis qu’à la générosité préélectorale de l’ancienne majorité, doublée du débarquement providentiel des Américains. « Nous avons tenu deux années sur un trésor de guerre, mais la plupart d’entre nous étions persuadés d’être foutus », se souvient le jeune agriculteur qui tire 80 % de ses revenus du tabac. « Et puis Bruno Le Maire s’est engagé à nous verser une prime de 50 centimes du kilo, tandis que la firme British Imperial Tobacco nous a garanti un contrat de 6 000 tonnes annuelles jusqu’en 2020. Sans parler des négociations toujours en cours avec Philip Morris. » »

D’autant que, visiblement, les producteurs français ont des atouts économiques qui ne justifient aucune intervention de l’argent public…

même source:

« Point évidemment de philanthropie ni de francophilie de la part de ces multinationales acérées, mais la quête aussi étonnante qu’indispensable d’un arôme quasiment unique au monde. « Sur toute la Terre, il n’existe que deux crus de burley capables de donner leur goût aux cigarettes blondes. Et nous en avons un. » »



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