Masse monétaire libre et croissance (complément)

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Jean-Pierre Chevallier est économiste. Ancien professeur d’économie à l’université de Nice, il est spécialiste de politique monétaire et analyste financier indépendant. Il se définie lui-même comme "Business économiste monétariste béhavioriste Analyste financier indépendant, contrarian...

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Un petit complément s’impose encore au sujet de mon topo sur la masse monétaire libre …

Pour rappel : les variations du PIB réel sont inversement proportionnelles à celles de la masse monétaire libre M2-M1 qui est la différence entre la variation de l’agrégat monétaire M2-M1 et (moins) le taux de croissance du PIB réel (en pourcentages d’une année sur l’autre).

Il apparait sur ce graphique que cette loi est grosso modo vérifiée depuis que ces données sont publiées,

Document 1 :

masse monétaire libre et croissance

Cependant, le coefficient de corrélation calculé sur cette période à partir de la formule de Karl Pearson utilisée par Excel n’est que de -0,4 ce qui est faible mais cela ne signifie pas qu’il y ait une absence de corrélation inverse entre ces séries car cette formule n’est pas toujours très fiable lorsque des écarts sont importants, ce qui est le cas en pareilles circonstances…

Un de mes lecteurs (que je remercie) a eu la bonne idée de dissocier ces séries et on obtient alors, pour la période partant de 1997 à nos jours un coefficient de corrélation de -0,8 qui signifie qu’il y a effectivement une forte corrélation inverse et elle est même encore plus forte pour les données de notre XXI° siècle : -0,9 ce qui confirme indubitablement cette corrélation !

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Document 2 :

masse monétaire libre et croissance

L’axe de corrélation est même bien calé à l’optimum sur 2,5 % depuis la mi-2011.

Pour la période antérieure à 1997, le coefficient de corrélation n’est que de -0,3 ce qui est un résultat très faible qui s’explique par le fait que la forte inflation qui s’est développée pour culminer dans les années 70 et que la lutte entreprise par la suite pour en venir à bout, ont créé de fortes perturbations qui ne font pas apparaitre correctement ces relations entre les variations de l’agrégat M2-M1 et du PIB réel.

Document 3 :

masse monétaire libre et croissance

Il apparait clairement sur ce dernier graphique qu’à partir du moment où l’inflation a été correctement jugulée, c’est-à-dire dans les dernière années du XX° siècle, l’Amérique bénéficie enfin d’une situation normale rendant possible le rétablissement d’une croissance du PIB à son potentiel optimal,

Document 4 :

masse monétaire libre et croissance

Tout est simple, finalement…

Source: Jean-Pierre CHEVALLIER

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