Vers la disparition de l’imposition commune des couples

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Homme blanc, Breton, catholique et hétérosexuel. Accessoirement économiste et Conseiller auprès de chefs d'entreprises. Créateur (entre autres) du site d'information économique MaVieMonArgent.info, du site d'observation de la corruption tous-pourris.fr et de quelques autres...

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Un nouveau mensonge du gouvernement se révèle. Prélèvement à la source et conjugalisation ne font pas bon ménage!

Un amendement au budget 2016 propose de donner la possibilité aux couples mariés d’avoir une imposition séparée.
Il s’agit d’un amendement de la députée socialiste Catherine Coutelle, présidente de la délégation à l’égalité hommes-femmes. Celle-ci propose de donner la possibilité aux couples mariés ou pacsés de « choisir » entre l’imposition commune ou séparée de leurs revenus.
Le prétexte : le quotient ­conjugal, qui constitue, selon elle, un frein au travail des femmes.
« La famille a beaucoup changé. Aujourd’hui, beaucoup de couples ne mettent plus leur argent en commun. L’imposition commune peut empêcher certaines femmes de reprendre le travail », explique-t-elle. Un tel amendement a déjà été déposé l’an dernier : il n’avait pas été adopté. Cette année, il est soutenu par un plus grand nombre de parlementaires (48 au total). La raison pour laquelle le nombre de soutiens s’accroît est simple,  « Je vois mal comment on peut mettre en œuvre le prélèvement à la source tout en gardant une imposition commune.  » explique la députée, approuvée par se soutiens.

Pourtant, lors de la présentation du budget, Christian Eckert avait assuré que « le prélèvement à la source ne mettra en cause ni la progressivité, ni la conjugalisation, ni la familialisation »… Un discours à double détente dont les socialistes nous ont habitués mais qui trouve toujours le moyen de nous surprendre!

L’adoption du « quotient conjugal » remonte à 1945 et correspond en fait à l’avantage fiscal procuré pour un couple de déclarer ses impôts en commun. Plus l’écart de revenus est élevé, plus l’avantage est important. Les principaux bénéficiaires sont les couples monoactifs aux revenus élevés. Pour la moitié des foyers concernés, il procure un gain annuel de plus de 1.000 euros par an.
Si l’argument du libre choix semble juste, nous connaissons suffisemment nos énarques et leur technique de la grenouille pour savoir qu’en réalité cet amendement ouvre bien la voie à une imposition séparée systématique.
Une disposition qui semble s’intégrer parfaitement dans une logique politico-sociétale visant à déstructurer la famille afin de l’éliminer en tant que cellule de base de la société au profit de l’individu.

Source: www.lesechos.fr

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