Les « Eurobonds », véritable erreur ou choix stratégique?

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Homme blanc, Breton, catholique et hétérosexuel. Accessoirement économiste et Conseiller auprès de chefs d'entreprises. Créateur (entre autres) du site d'information économique MaVieMonArgent.info, du site d'observation de la corruption tous-pourris.fr et de quelques autres...

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Notre nouveau Président l’affirme : « Hors Eurobonds, point de salut. ». Sa position est elle le résultat de sa méconnaissance de l’économie et de ses rouages ou un choix délibéré? En tous cas, pour l’instant, le seul résultat concret, c’est la cassure à laquelle nous espérions ne pas assister un jour; le couple franco allemand fait désormais chambre à part. « Nein », il n’y aura pas d’Eurobonds. La première rencontre entre les deux chefs des deux plus grands pays d’Europe fut très explicite, Dame Merkel ne veut plus de fuite en avant vers toujours plus de dette. François Hollande n’en démord pas, endetter le niveau fédéral peut permettre de gagner du temps, espérant que surgisse, telle un deus ex machina, la relance tant attendue.

Mais pourquoi un tel clivage ? Pourquoi une telle différence d’appréciation sur le sujet des Eurobonds ?

 Si, dans un autre article, nous avons déjà eu, il y a quelques mois (Quand François Hollande réinvente les CDS– le 20 juillet 2011), l’occasion d’analyser l’aberration des Eurobonds sur un plan technique, je vous propose de nous concentrer aujourd’hui sur leur aspect politico économique. Le terme Eurobonds peut recouvrir deux réalités.

Une mutualisation de la dette nationale, ce qui revient à dire que les pays riches, ceux qui sont les plus vertueux, assumeront le risque de la dette émise pour aider les pays les moins vertueux qui auront besoin d’emprunter pour finir leurs fins de mois. Les journalistes vous disent qu’alors, les pays les plus en danger pourront se présenter sur le marché et bénéficier des taux accordés aux pays les mieux cotés. Mais qui remboursera ? Si les Français, à une époque ont relativement peu apprécié de « travailler pour le Roi de Prusse », je peux vous garantir que les Prussiens n’accepteront jamais de travailler pour les Grecs ou les Espagnols, qui, tout heureux de retrouver du crédit à un prix abordable s’empresseront d’en abuser. A chacun sa dette.

L’autre interprétation, celle qu’en fait François Hollande, consiste à créer de nouvelles obligations ne se substituant pas à celles existantes mais au contraire s’ajoutant, créant ainsi une « dette fédérale » qui pourrait venir soulager les instances européennes et leur permettre d’avoir une réelle politique interventionniste. Tout d’abord, simple réflexion de bon sens, il ne s’agit là que d’ajouter de la dette à la dette et il faudra bien LES rembourser un jour. N’oublions pas que dans cette perspective, les États restent détenteurs de leur dette, que les collectivités locales restent détentrices de leur dette, que les institutions publiques (retraites, sécurités sociales etc) restent détentrices de leur dette et que nous ajoutons une nouvelle couche de dettes au mille feuilles. C’est tout sauf sain. Ça sent le politique à court terme (« après moi le déluge »). Qu’est ce qui fait la capacité à rembourser une dette publique ? La capacité pour une institution à lever un impôt suffisant pour assurer les charges de fonctionnement plus les annuités d’emprunts en cours. Cette capacité à lever l’impôt (lire aussi « Le déficit budgétaire de la France s’élève à 33% » – 13 février 2012) est directement dépendante de la plus value réalisée par l’activité économique de l’ensemble du pays. Nous appelons cette activité « PIB ». Or, ce que nos politiques semblent ne pas avoir remarqué, c’est qu’il n’y a qu’un PIB. Quand on évalue l’endettement d’une commune par rapport à son PIB, c’est logique, mais lorsque l’on évalue celui de la communauté de communes par rapport au PIB de la communauté, il faut penser que celui ci a déjà servi à rembourser la première tranche du mille feuilles, de même le PIB de la Région n’est que l’addition des PIB des communautés de communes, que le PIB de l’État n’est que l’addition de ceux des régions et que le PIB européen…. l’addition des PIB nationaux. Lorsque des journalistes ou des politiques vous disent que l’Europe n’est pas endettée alors qu’elle est la première économie du monde, ils vous mentent. Certes, l’Europe est la première économie du monde, mais son PIB finance déjà difficilement l’endettement des couches inférieures du gâteau, il n’est pas besoin d’être docteur en sciences éco pour comprendre que tirer dessus les ressources nécessaires au remboursement d’une couche supplémentaire de dette est peu compatible avec l’objectif de relance. Qui a déjà vu un cheval courir plus vite parce qu’on alourdissait sa charge? Cela n’aurait pour conséquence que d’aggraver l’explosion lorsqu’elle se produira, même si on peut espérer, avec cette couche supplémentaire de dettes, retarder le moment fatal.En tout état de cause, les « eurobonds » sont de la dette. Or, ce que notre Président ne semble pas avoir compris, c’est que la dette ne réduit pas les déficits publics, la dette ne rend pas les entreprises plus performantes, la dette ne rassure pas, la dette n’enrichit pas, bref, la dette, qu’elle soit fédérale ou nationale ou communale ne crée pas de croissance. Cela, Angela Merkel l’a très bien compris. C’est pour cela que la rupture semble affirmée.

Mais, allez vous me dire, si les positions sont aussi tranchées, que risque-t-il de se passer maintenant?

Quelques journalistes et politiques « politiquement corrects », de moins en moins nombreux, continuent de réciter leur mantra « Europe fédérale, Europe fédérale, Europe fédérale ». Ceux là, qu’ils soient de gauche ou de droite soutiennent Hollande car, se disent ils, la création d’une dette fédérale va de paire avec une organisation politique fédérale. Le problème, me semble-t-il, c’est qu’une organisation fédérale, cela veut dire que la « règle d’or » s’impose, que le budget de chaque État européen devra répondre à des normes fédérales et recevoir une approbation fédérale, que la Sécurité sociale devient fédérale, et il y a peu de chances qu’elle s’aligne sur les prestations françaises, que les régimes de retraites s’uniformiseront, et certainement pas à 60 ans, que la législation du travail s’uniformisera, et certainement pas sur 35h, que l’armée deviendra fédérale, et qu’il ne sera plus possible de décider unilatéralement de retirer ses soldats d’un champ de bataille, que la représentation populaire changera, qu’il ne sera plus question d’avoir quatre fois plus d’élus que les USA avec quatre fois moins de population, que les régimes fiscaux s’uniformiseront, au détriment des pays les moins fiscalisés… Tout cela sans être même sûrs que la croissance soit au rendez-vous. Je ne vois sincèrement pas un peuple d’Europe prêt à accepter cela aujourd’hui.

Alors, si le mythe des « Eurobonds » ne nous conduit pas vers l’Europe fédérale, où nous emmène t-il? Qu’a donc François Hollande derrière la tête lorsqu’il insiste de cette manière, sachant pertinemment que son interlocutrice ne cédera pas?

En fait, tout laisse à penser que, d’ici la fin de l’année, actant de la volonté de la Grèce ou de quelque autre partenaire de quitter la zone euro, ou d’un « grand pays » de ne pas voter la « règle d’or », Angela Merkel et, derrière elle toute l’Allemagne, ne décide de s’écarter de l’actuelle organisation de la monnaie unique et de se recentrer sur une zone « Euro Nord » (pour ne surtout pas utiliser le terme d' »Euro Mark ») réunissant les actuels pays « vertueux », ceux qui ont assaini leurs finances ou sont en passe de le faire, (Allemagne, Hollande, Finlande, Luxembourg, Autriche)  auxquels quelques autres pays du Nord (Norvège, Danemark, Suède) pourraient s’associer à court terme, rejoints par quelques uns d’Europe centrale, tels que la Slovénie, la République Tchèque, la Lettonie, la Lituanie. Les pangermanistes du XIXième siècle en ont rêvé, Mitterrand passait pour un vieux ringard de le craindre, Merkel est en passe de réussir la grôsse Europe autour de Berlin.

Dès lors, en défendant son projet envers et contre tous, François Hollande, comme nous le craignions et comme nous l’annoncions pendant la campagne électorale, provoque la cassure de l’axe Berlin-Paris et choisit son camp, celui des pauvres. Il ne restera dans cette Europe dite « du Sud », que les pays les plus endettés, les plus en difficultés. La France jouera alors le rôle pilote de leader sur cette zone « Euro Sud » à laquelle, n’en doutons pas, nos socialistes, (souvenez vous de Martine Aubry le soir du 6 mai place de la Bastille, « je pense au Maghreb, je pense à l’Afrique…« ),  relançant le projet sarkosiste que Merkel avait réussi à faire échouer d’Union de la Méditerranée, ajouteront l’Algérie, le Maroc, la Tunisie, la Libye, la Turquie. Tout cela vous sera présenté comme faisant de la France la « puissance leader » du bassin méditerranéen. Nous ne serons tout juste que « borgnes au Royaume des aveugles », rien de plus. Souhaitons qu’alors ce fameux projet d’Eurobonds soit abandonné car sans l’Allemagne, ce sont les seules frêles épaules de la France qui supporteront la dette ainsi contractée…

Ainsi donc la position de François Hollande n’est elle peut être pas uniquement due à sa méconnaissance de l’économie et de ses rouages. Elle peut être aussi l’élément tactique d’une décision hautement stratégique: Préférer jouer les premiers rôles en deuxième division que le milieu de tableau en première…  Et dire qu’il y a un siècle, la France était la première puissance mondiale…. Sic transit gloria mundi.

Addendum du 31/05/2012:

Visionnez la chronique de NIcolas Doze du 30/05/12, soit en cliquant dans la colonne « Une image vaut mille mots » soit en la retrouvant sur « MVMA TV »  (Elle s’intitule « avec François Hollande, demain on rase gratis ») si vous lisez cet article plus d’une semaine après sa parution. Nicolas Doze semble plutôt pencher pour une incompétence de Hollande… Bien qu’il termine en évoquant à demi mot ma propre hypothèse, bref, il se pose les mêmes questions.

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6 comments

  • Ping : La dette, qu’elle soit fédérale, nationale ou communale, ne crée pas de croissance | Chrétienté Info | Eglise Catholique
  • Bonjour,

    ne prenez pas trop vite les politiciens pour les derniers des imbéciles.

    Qu’est ce que le PIB? Le Produit Intérieur Brut.
    Qu’est ce que le Produit Intérieur Brut? La masse monétaire en circulation.
    Qu’est ce que la croissance? La croissance du PIB.
    Qu’est ce que la croissance du PIB? La croissance de la masse monétaire en circulation.
    Comment la monnaie est’elle crée? Par création de dettes, privées, ou publiques.
    Qu’est ce que la croissance? Directement la croissance de la dette.

    Pas de dettes! Pas de croissances!Pas d’emplois! Pas de richesses!

    Je sais, cette notion fondamentale plonge les intellectuelles de droite dans un abîme de réflexions.

    Bonne méditation!

    Etienne Launay
    33 ans, père de famille, ingénieur, chercheur en économie.

    • Bonjour,
      Je n’ai pas pour habitude de répondre directement aux intervenants, mais là, je crois qu’il est nécessaire de mettre quelques petites choses au point.

      « ne prenez pas trop vite les politiciens pour les derniers des imbéciles. »

      Justement non, puisque l’article s’articule sur l’argument que l’entêtement d’Hollande n’est peut être pas du uniquement à sa conception de la mécanique économique mais éventuellement à une arrière pensée stratégique. C’est tout sauf le prendre pour le dernier des imbéciles.

      « Qu’est ce que la croissance du PIB? La croissance de la masse monétaire en circulation. »

      Faux. Vous confondez l’unité de mesure et la chose mesurée. Nous entrons là dans une notion de comptes nationaux et de comptabilité nationale. Le PIB est à un pays ce que le compte de résultat consolidé peut être à une holding dont dépendent plusieurs sociétés filiales. C’est à dire qu’il évalue la plus value réalisée sur une période donnée par tous les acteurs économiques de la Nation. L’unité de mesure est l’unité de compte et son unique rapport avec la masse en circulation est la valeur intrinsèque qu’elle représente puisque cette dernière est elle même proportionnelle au rapport de la masse sur la valeurs réelle de son sous jacent (aujourd’hui la valeur de l’économie, hier le stock d’or). En clair lorsque la banque centrale ou les banques créent de la masse monétaire en quantité qui dépasse l’augmentation de la valeur réelle de l’outil de production, elles diminuent la valeur d leur monnaie… elles ne créent pas d’augmentation du PIB!!! Lorsque vous liez le PIB à la masse monétaire en circulation, vous liez un élément de bilan et non de compte de résultat, c’est une erreur.
      Maintenant, cela ne veut pas dire qu’un certain nombre de gens ne pensent pas comme vous… C’est d’ailleurs ce qui nous a conduit à la situation m..d..que que nous connaissons. Confondant unité de mesure et chose mesurée, ils ont cru effectivement qu’en photocopiant un gros paquets de billets ils créeraient de la richesse… La dure réalité de l’économie les a rattrapés. Confondre richesse et flux est suicidaire. Etes vous plus riche parce que vous avez sur votre compte en banque de l’argent que vous avez emprunté? Non, vous avez peut être l’impression d’être riche mais en réalité vous devez plus (avec les intérêts) que vous n’avez reçu. Vous vous êtes donc appauvri.

      « Qu’est ce que la croissance? Directement la croissance de la dette. » « Pas de dettes! Pas de croissances!Pas d’emplois! Pas de richesses! »

      Faux. Ou plus exactement parfaitement sibyllin (là je suis gentil avec vous parce qu’en réalité je crains que votre raisonnement ne soit réellement confus). Votre paradigme élevé au rang d’idéologie vous conduit à croire qu’il s’applique à la dette publique (objet de mon article) comme à la dette privée, génératrice, elle, de plus value, donc de croissance. Car oui, voyez vous, lorsqu’une entreprise s’endette, c’est pour créer de la richesse qui créera de l’emploi qui.. permettra aux institutions publiques de lever l’impôt et donc de se créer des moyens de dépense. JAMAIS l’inversement de ce flux (création de dette publique dans le vain espoir de créer de la richesse) n’a fonctionné. Surtout pas dans le cas, rabâché par les keynésiens qui ne l’ont pas lu, de la politique de Roosevelt qui a plongé son pays dans une crise sans équivalent pour l’instant dont il n’a pu sortir que grâce à la guerre (il y avait en 1939 aux USA plus de chômeurs qu’en 29 ou en 30…). Croire que l’endettement des puissances publiques puisse être source de plus value donc d’enrichissement me laisse effectivement dans « un abîme de réflexion ». Personnellement parce que j’eus l’occasion d’intervenir pour le compte de l’UE en URSS à la fin de son existence dans une mission longue de soutien à la transition et que cela me permit d’appréhender les dégâts d’une telle idéologie, et collectivement parce que vraiment se dire qu’il y a encore des gens qui se disent économistes et qui radotent ces vieilles lunes qui ont mille fois échoué et qui nous ont conduits à la situation actuelle nous oblige à nous poser devant ce que d’aucuns appellent « la seule réalité qui touche à l’infini »…

      Voyez vous, cher lecteur, puisque vous vous définissez comme « chercheur » en économie et que vous semblez porté à la méditation, je ne peux que vous inviter à « mettre les mains dans le cambouis ». Investissez vous! L’économie, ce n’est pas seulement méditer et chercher de manière théorique, c’est aussi, concrètement, s’investir dans une entreprise, s’investir dans une caisse de banque mutuelle, s’investir dans la gestion d’une collectivité locale.. Là, vraiment, si vous êtes économiste, vous en reviendrez vite, croyez moi, des pseudo théoriciens qui prêchent l’endettement à tout va. « Après moi le déluge! » est leur devise. Pas très responsable, comme attitude.
      Ah! j’oubliais, le clivage que je viens d’évoquer n’a, contrairement au discours d’un petit nombre de sectaires idéalistes, rien à voir avec le clivage droite/gauche. La situation actuelle de l’Allemagne est le fruit du travail d’un chancelier SPD, Gerhard Schröder, le désendettement du Canada, la réforme des retraites suédoise, la situation finlandaise etc etc.. Les dirigeants de droite qui ont écouté les sirènes de l’endettement et qui ont plongé leurs structures publiques dans le gouffre sont légion, en particulier en France. Non, si clivage il y a, c’est plutôt entre les pragmatiques et les idéalistes, même si, c’est vrai, les gens de droite se revendiquent plus de l’un et les gens de gauche plus de l’autre…
      Cordialement,

      Thibault.

      • Thibault,

        veuillez excuser le ton un peu péremptoire, je souhaitais vous faire réagir.

        J’ai bien vu que vous prêtiez des intentions stratégiques à Hollande, mais je maintiens que votre thèse tourne autour du fait que les politiciens n’ont pas compris la nature de l’économie productive, où n’ont pas le courage d’appliquer une bonne politique économique.
        Je crois au contraire qu’ils ont bien compris, mais qu’ils n’ont pas d’autres choix que de poursuivre la croissance de l’endettement pour faire tourner la machine économique. Certains préfèrent un endettement privé (Angleterre et US), d’autre un endettement publique (France), mais au final ce qui compte c’est l’endettement par habitant (A ce petit jeux l’Angleterre et les US sont plus endettée que la France).

        Pourquoi? Parce que c’est la dette, privée et/ou publique qui crée la monnaie.
        Et que la monnaie est indispensable pour échanger des biens et des services.
        Vous conviendrez que, dans notre système, sans monnaie il n’y a pas de PIB possible.
        Je maintiens donc que la croissance du PIB n’est aujourd’hui possible que par un accroissement de la dette, privée ou publique.
        Nos emplois ne tiennent donc que par l’accroissement de la dette globale.

        Les agents économiques privés sont peut-être plus pertinents dans leurs choix d’investissements, que la puissance publique.
        Mais il y a trois problèmes:
        Ce n’est pas obligatoirement le cas, le secteur privé peut aussi faire des erreurs.
        L’endettement privé repose sur la confiance, ou sur l’envie collective d’avoir toujours plus de biens matériels. Toutes choses qui ne sont pas infinies.
        Surtout, la puissance publique paye sur le long terme moins cher sont argent que les agents privés, et c’est le coût de l’argent(les intérêts)qui conditionne au final la vraie richesse d’une nation. C’est peut-être pour cette raison que les Français sont un peu moins endettés que les Anglais.

        Je suis bien d’accord pour dire que l’endettement de créer par de richesses, l’endettement ne créer que de la monnaie, monnaie qui reste indispensable pour manger et se loger.
        Voilà pourquoi les politiciens encouragent par tous les moyens l’endettement, et aucun pays qu’il soit de tradition libérale ou socialiste n’y échappe.

        Il y aurait beaucoup d’autres choses à dire, mais nous ne pouvons discuter en profondeur des conséquences de ce système qu’à la seul condition que vous ayez saisi la véritable nature de l’argent et donc de l’endettement.
        Le débat entre politiques libérales, Socialistes ou Keynésiennes deviendra accessoire, pour nous concentrer sur les véritables enjeux.

        Je maintiens une dernière chose, que cette notion est plus dure à assimiler par une structure mentale de droite que par une structure mentale de Gauche. Et c’est quelqu’un de droite, libérale et vigoureusement antiétatiste qui vous l’affirme.

        Cordialement

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