Colocataires: de plus en plus âgés

Immobilier
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Homme blanc, Breton, catholique et hétérosexuel. Accessoirement économiste et Conseiller en gestion de patrimoine. Créateur (entre autres) du site d'information économique MaVieMonArgent.info, du site d'observation de la corruption tous-pourris.fr et de quelques autres...

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les colocataires de plus en plus âgésAvatar des appartements collectifs des régimes communistes, la colocation version socialiste dure de plus en plus longtemps et concerne des colocataires de plus en plus âgés

Une économie de pénurie

Nous ne cessons de le dire, le marché de l’immobilier est totalement déséquilibré avec une demande qui dépasse l’offre de plus d’un million d’unité. Conséquence de cette situation, le coût de l’immobilier, en en particulier du marché de la location est plus élevé que les moyens dont disposent les demandeurs. Se met alors en place une économie de pénurie. Celle ci prend la forme d’un retour au logement multi générationnel, abandonné depuis les années 1970 dans notre pays, et le développement de la co-location; la multiplication des colocataires.

La colocation est une forme qui ne concernait jusqu’à récemment que les monde étudiant ou de manière marginale des groupes souhaitant mener une vie communautaire (qui très souvent cessait à la naissance d’enfants) ou au mode de vie nomade (partage de l’usage de logement en fonction des présences).

Aujourd’hui, l’économie de pénurie génère une nouvelle forme de colocation, la colocation subie, que certains appellent « raisonnée », bien qu’elle soit plus le résultat d’une contrainte que d’un choix. Le coût du logement dans certaines zones urbaines est devenu tel que bien des gens, même disposant d’un travail ou d’une activité salariée ne disposent pas des moyens nécessaires pour jouir seuls d’un logement. Ils sont obligés de partager ce logement à plusieurs afin d’en diviser le coût. Cette paupérisation de la population française est directement imputable à la politique économique de ces dernières années et à la folle politique du logement menée par Madame Duflot et son actuelle sosie, Madame Cosse.

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L’âge des colocataires augmente

Alors que la colocation s’installe toujours un peu plus comme un mode d’habitation parmi d’autres, l’âge moyen des colocataires s’en ressent et a tendance à augmenter. C’est l’un des enseignements du dernier baromètre de la colocation publié par le site spécialisé Appartager.com.

Si les 21-30 ans restent majoritaires dans cette pratique (58% du total), on remarque que les moins de 25 ans sont en recul sensible. Ils ne pèsent plus que 55% des colocataires contre 65% un an plus tôt. Leurs aînés progressent sur toutes les tranches d’âge: les 31-40 gagnent 4 points (de 10% à 14%) devant les plus de 40 ans (+ 3 points de 6% à 9%) et les 26-30 ans (2 points de hausse, de 19% à 21%).

Au total, l’âge moyen est passé de 26 à 27 ans.

Une évolution qui s’accompagne ou plutôt qui résulte d’une évolution du profil des colocataires. Pour la première fois dans ce baromètre, les salariés devancent les étudiants au premier trimestre 2017. Les professionnels représentent désormais 45% du total contre 40% pour ceux qui poursuivent leurs études. Les retraités sont là aussi, mais de manière très marginale avec seulement 1% du total (les 14% restant n’ayant pas renseigné leur activité).

Même en coloc, les loyers augmentent

Côté loyers, ils progressent encore très légèrement pour s’afficher à 463 euros en moyenne contre 461 euros l’an dernier.

Dans le détail, c’est surtout l’Ile-de-France qui tire ces chiffres vers le haut avec un bond de 4%, soit 25 euros de loyer supplémentaire. Toulouse et Nantes ont également connu de fortes augmentations du loyer moyen de leurs colocations (+10% et +6%) tandis que Lyon et Bordeaux affichent des tendances inverses puisque les loyers moyens y perdent respectivement 44 euros et 6 euros. Le baromètre relève aussi que les loyers sont sensiblement plus élevés lorsqu’une agence immobilière est chargée du dossier et moins chers lorsque le propriétaire partage lui-même la colocation. Quant au budget disponible, ce sont les retraités qui doivent le plus se serrer la ceinture devant les étudiants, les salariés étant naturellement les plus à l’aise.

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Marquant peut-être la fin d’une période de turbulence, Paris entre dans le classement des villes les plus prisées pour la colocation et s’empare directement de la première place, devant Lyon qui repasse devant Bordeaux et Toulouse. Nantes, autre ville étudiante, occupe la cinquième place.

Source: LE FIGARO – Le Figaro Gestion de patrimoine immobilier : Actualité et conseils pour la gestion de patrimoine immobilier : défiscalisation, location meublée

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