Le prix de vente de Yahoo réduit de 350 millions de dollars

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lefigaro.fr

XVM79225370-f83d-11e6-ac08-b04ff22cb730L’ancienne pépite révèle chaque mois de nouvelles failles et de nouveaux déboires pour son repreneur éventuel. Yahoo vaut elle encore ce que Verizon est prêt à mettre?

L’accumulation des difficultés rencontrées par Yahoo! pèse sur le processus de rachat par Verizon. L’opérateur nord-américain, qui avait signé une offre de 4,83 milliards de dollars l’été dernier avec la légende du Web américain, a revu à la baisse le prix qu’il était prêt à mettre. Ce mardi, Yahoo a accepté de réduire de 350 millions de dollars son prix de vente.

Si la transaction aboutit, Yahoo! sera scindé en deux entités: la première conservera l’activité Internet grand public et sera fusionnée avec celle de Verizon. La seconde, constituée des actifs japonais de Yahoo! et de sa participation dans le géant chinois de l’e-commerce Alibaba, poursuivra ses activités sous le nom d’Altaba Inc.

Plusieurs attaques informatiques majeures

En l’espace de cinq mois, Yahoo! a admis avoir été victime de plusieurs attaques informatiques majeures, compromettant en tout plus d’un milliard de comptes d’utilisateurs. Mi-février, l’entreprise a encore alerté certains de ses utilisateurs que leur compte avait pu être piraté.

Ces brèches à répétition ont rendu Verizon plus frileux, ou en tous cas plus âpre en négociations lors du processus de rachat. Les discussions sur le rachat de Yahoo!, débutées en juillet par Verizon, devaient déboucher sur l’un des plus beaux rachats de 2016. Sept mois plus tard, elles se sont transformées en douloureuse épine dans le pied de Verizon. Les tractations portant sur une révision du prix à la baisse ont commencé en octobre. Le New York Post révélait que l’opérateur cherchait à négocier un rabais d’un milliard de dollars sur son offre de rachat.

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Il y a une semaine, l’agence Bloomberg annonçait que le rabais atteindrait 250 millions de dollars, tandis que Reuters évoquait pour sa part une remise pouvant aller jusqu’à 350 millions de dollars. C’est finalement l’option du rabais le plus important qui a été retenue.

«Cette transaction va permettre à Yahoo! de révéler son potentiel grâce à nos synergies» Tim Armstrong, PDG d’AOL

L’ombre d’un retrait de Verizon

Verizon dispose d’un moyen de pression: une clause l’autorise à se retirer en cas d’événement pouvant «raisonnablement être considéré comme susceptible d’avoir un effet matériel adverse» sur les activités, les actifs ou la situation financière de Yahoo!. Néanmoins, les dirigeants de Verizon ont réaffirmé l’intérêt stratégique du rachat de Yahoo!. L’entreprise reste encore un carrefour majeur du Web. Plus d’un milliard de personnes visitent encore chaque mois ses services d’actualités et de divertissements (messagerie, hébergeur de photos et de blogs, moteur de recherche…).

Ces actifs intéressent Verizon, qui accélère sa transformation numérique. Le premier opérateur mobile américain souhaite faire converger les réseaux télécoms et les services publicitaires et de divertissements. Il a acheté l’an passé AOL pour 4,4 milliards de dollars, avec pour objectif de battre Facebook et Google. L’intégration de Yahoo! s’inscrit dans cette démarche.

«Cette transaction va permettre à Yahoo! de révéler son potentiel grâce à nos synergies», a commenté en juillet dernier Tim Armstrong, PDG d’AOL, qui rêve d’un groupe puissant «dans les médias mobiles» qui serait une «alternative pour les annonceurs et les éditeurs de contenus».

Source: LE FIGARO – Le Figaro Economie – Actualité économique et financière, conseils en gestion de patrimoine

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