La limitation de production pétrolière décidée par l’OPEP semble respectée

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Homme blanc, Breton, catholique et hétérosexuel. Accessoirement économiste et Conseiller en gestion de patrimoine. Créateur (entre autres) du site d'information économique MaVieMonArgent.info, du site d'observation de la corruption tous-pourris.fr et de quelques autres...

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la limitation de production pétrolière semble respectéeAfin de combattre la chute des cours, l’OPEP a décidé en novembre dernier la limitation de production pétrolière de ses membres. Les accords sont globalement respectés.

Un cartel fait les prix!

Après deux ans de chute des cours essentiellement due à l’auto-suffisance américaine, les pays membres de l’OPEP et en premier lieu l’Arabie Saoudite, voyant fondre leurs revenus, ont décidé volontairement la limitation de production pétrolière afin de faire remonter artificiellement les cours de l’or noir. En règle générale, il y a toujours quelques membres ou producteurs extérieurs au cartel qui ne respectent pas les accords.

Un respect général des accords par les membres de l’OPEP

L’engagement de l’Opep concernant la limitation de production pétrolière pour accélérer le rééquilibrage du marché pétrolier a continué d’être bien respecté en février malgré une hausse de l’offre mondiale par rapport au mois précédent, a indiqué l’Agence internationale de l’énergie aujourd’hui mercredi.

Malgré une hausse de la production de 170.000 barils par jour (bj) en février par rapport au mois précédent, à 32 millions de barils par jour (mbj), le cartel pétrolier a réalisé à 91% sa promesse de réduire son offre, après un taux de 105% (révisé en hausse) en janvier. Soit un respect à 98% sur les deux premiers mois de l’année de l’accord conclu en novembre par les membres de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) concernant la limitation de production pétrolière de 1,2 mbj à partir du 1er janvier pour une période de six mois renouvelable, afin de permettre à un marché inondé d’or noir depuis mi-2014 de se « rééquilibrer ».

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Les prix ne sont pas encore complètement repartis à la hausse

La visibilité est moins bonne pour ce qui concerne les onze producteurs hors cartel, dont le plus grand producteur mondial de brut, la Russie, qui avaient décidé de faire de même à un niveau de 558.000 bj. Cet engagement est globalement réalisé à 37% depuis janvier, selon une estimation provisoire de l’AIE.

L’agence énergétique basée à Paris prévient toutefois qu’il faut être patient avant d’observer un « rééquilibrage » du marché de l’or noir. En effet, les risques d’un pays producteur qui souhaiterait déstabiliser les cours en sa faveur (comme l’Iran par exemple) ne sont pas à exclure définitivement, ou, comme la semaine dernière, un épisode de cette bonne vieille loi de l’offre et de la demande, lorsque les cours ont dévissé sous la pression de stocks américains à des niveaux records peuvent à tout moment provoquer des épisodes de volatilité.

Au total, la production mondiale s’est élevée à 96,52 mbj en février, soit 260.000 bj de plus sur un mois, mais une baisse de 170.000 bj par rapport à l’année précédente. Elle a été également alimentée le mois dernier par la hausse de 90.000 bj (à 57,8 mbj) observée dans les pays non-Opep, essentiellement les Etats-Unis.

En ce qui concerne la consommation, elle est toujours attendue en hausse de 1,4 mbj à 98 mbj en 2017, après +1,6 mbj l’an dernier.

Bien qu’ils nous serinent depuis 50 ans, les tenants de la théorie du pick oil devront encore attendre…..

Source: Challenges en temps réel : Économie

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