La gestion américaine est purement monétariste

The following two tabs change content below.
Jean-Pierre Chevallier est économiste. Ancien professeur d’économie à l’université de Nice, il est spécialiste de politique monétaire et analyste financier indépendant. Il se définie lui-même comme "Business économiste monétariste béhavioriste Analyste financier indépendant, contrarian...

Derniers articles parJean Pierre Chevallier (voir tous)

La gestion monétariste ou économique de la crise ne se lisent pas de la même manière. La gestion américaine est, elle, purement monétariste. Elle semble fonctionner.

Les Américains nous donnent encore une bonne leçon de monétarisme… Euh, ou moi…

Après avoir fait un certain nombre de grosses erreurs, surtout de la part des dirigeants de la Fed et des Démocrates au pouvoir, l’inflation s’est emballée à la fin des années 60 et surtout au début des années 80,

Document 1 :

partRFB_concerts_120.gif


Heureusement les Reaganomics ont redressé la situation au point qu’à la fin des années 90 l’inflation est revenue dans la zone optimale comprise entre 1,0 et 1,5 % (il faut un peu d’inflation pour ne pas risquer de tomber en déflation, mais pas trop).

Les rendements des Notes à 10 ans sont au sommet de la hiérarchie des taux, ou plus exactement, leurs rendements réels, c’est-à-dire déflatés.

Le niveau critique de ces taux réels est de 3 % : au-dessus, les investisseurs ont intérêt à placer leurs capitaux dans l’obligataire public (ce qui ne crée pas de valeur), en dessous, ils ont intérêt à investir dans des actions plus rémunératrices, ce qui crée de la valeur pour tout le monde,

Lisez aussi:  Remontée du prix du pétrole

Document 2 :

La période noire aura donc été celle de 1980 à 2000 au cours de laquelle les Reaganomics ont lutté contre l’inflation. Avant et après cette période, la situation aura été optimale, mais avec une inflation potentielle létale dans les années 70.

Le graphique représentant les courbes exponentielles de tendance d’ordre 5 montre clairement que lorsque les rendements réels des Notes à 10 ans sont bas et inférieurs au taux de croissance du PIB réel, cette croissance est forte, et inversement,

Document 3 :

La période la plus récente, en ce XXI° siècle, montre la très grande réussite des gens de la Fed qui ont réussi à briser les cycles infernaux antérieurs en maintenant les rendements des Notes à 10 ans sous le niveau des taux du PIB, ce qui est une situation optimale, sans inflation présente ni potentielle, pour la première fois depuis l’après-guerre.

Tout est simple.

[tell-a-friend id= »1″ title= »Faites suivre »]

Avez vous lu ces articles?

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.