Fin lamentable de la MNEF

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Homme blanc, Breton, catholique et hétérosexuel. Accessoirement économiste et Conseiller en gestion de patrimoine. Créateur (entre autres) du site d'information économique MaVieMonArgent.info, du site d'observation de la corruption tous-pourris.fr et de quelques autres...

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LMDE mise en redressement judiciaireLa LMDE, nouveau nom de l’ex MNEF est mise en redressement pour 6 mois

C’est fou comme on retrouve toujours les mêmes. Vous vous souvenez certainement de « l’affaire de la MNEF »… Le mutuelle étudiante, jouissant, on ne comprend pas très bien pourquoi, d’une délégation de régime obligatoire, était la « pompe à fric » des jeunes loups du Parti Socialiste (puis un petit peu moins jeunes ensuite, les anciens n’entendant pas lâcher leurs part du gâteau) . L’affaire explose en 1998, lorsque, systématiquement en déficit, et systématiquement renflouée par l’argent public, la Cour des Comptes révèle un certain nombre de malversations.

L’affaire met alors en cause Dominique Strauss-Kahn qui avait été rémunéré 600 000 francs TTC par la MNEF, au printemps 1997, alors que se négociait l’entrée de la Compagnie générale des eaux (CGE) au sein d’une holding de la mutuelle, Raspail participations. Alors ministre de l’économie et des finances dans le Gouvernement Jospin, il est contraint de démissionner de son poste le 2 novembre 1999. Il est accusé d’avoir produit de faux documents, d’avoir « fabriqué » et utilisé des justificatifs antidatés. La police judiciaire établit alors que la feuille de papier sur laquelle est imprimée la facture de Strauss-Kahn provient d’une trame qui a été fabriquée après la date indiquée sur la facture. Il reconnaît alors devant une chambre correctionnelle du T. G. I. de Paris avoir commis une « erreur » de date dans les documents qu’il a fournis à la justice, tout en niant toute volonté de mentir. Il est finalement relaxé des délits de « faux et usage de faux ». Strauss Kahn qui fait toujours la une des journaux.

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Dans cette affaire, un certain Jean-Christophe Cambadélis avait été condamné à six mois d’emprisonnement avec sursis et 20 000 euros d’amende, heureusement amnistié grâce à une élection présidentielle (ou « providentielle », non?), comme tous les responsables socialistes impliqués et condamnés.

Née des cendres de cette mutuelle, la Mutuelle des étudiants (LMDE), qui connait de très grandes difficultés financières, a demandé au tribunal son placement sous sauvegarde de justice, et espère la nomination d’un administrateur judiciaire avant de trouver un repreneur. Le tribunal lui a accordé un délai de 6 mois. La LMDE évite ainsi, mais est ce une surprise, la mise en liquidation pure et simple.

Une ardoise qui s’élève à 35 millions d’euros, des frais de gestion exorbitants, des délais de remboursement qui s’allongent pour les étudiants, des cartes vitales envoyées de plus en plus tardivement: les griefs sont nombreux contre la première mutuelle étudiante, déjà placée sous administration provisoire depuis juillet.

Les grandes difficultés que traverse la mutuelle peuvent l’entraîner vers une cessation de paiement d’ici la fin de l’année si aucun repreneur n’est trouvé. Pour autant, l’administratrice se veut rassurante: « Tous les étudiants seront remboursés de leurs frais de santé ». Bien sûr, c’est la CNAM qui paiera….

Avec la disparition de la LMDE, ex-MNEF, c’est toute une époque de gabegie et de pillage de l’argent public qui disparaît. La MNEF, avec Urba, Graco, Sages, Ofres, et bien d’autres était un rouage dans la machine de pillage des fonds publics que le Parti Socialiste avait mis en place.

Nous ne la pleurerons pas.

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