Autoentrepreneurs : Rentrez dans les rangs!

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Homme blanc, Breton, catholique et hétérosexuel. Accessoirement économiste et Conseiller en gestion de patrimoine. Créateur (entre autres) du site d'information économique MaVieMonArgent.info, du site d'observation de la corruption tous-pourris.fr et de quelques autres...

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auto-entrepreneurAdieu, autoentrepreneurs, voici les micro-entrepreneurs, avec le cortège de contraintes administratives que les soviets affectionnent…

C’est beau la liberté, beau comme un rêve. Mais avec les socialistes, on n’a pas le droit de rêver longtemps. Le statut d’autoentrepreneur est mort, remplacé par celui de « micro-entrepreneur ». Jamais les socialistes ne comprendront que la liberté est source de richesse. L’encadrement administratif et les contraintes réglementaires, sources de paupérisation, forment leur unique horizon.

Vous n’avez plus qu’un mois pour rentrer dans le rang!

Commerçants et artisans sous le régime de l’autoentrepreneuriat sont concernés : ils n’ont plus qu’un mois pour demander leur immatriculation. C’est obligatoire, c’est contraignant, ça ne sert pas à grand chose … mais un « oubli » peut coûter cher.

Si vous êtes autoentrepreneur de longue date, il ne vous reste plus qu’un mois, jour pour jour, pour demander votre immatriculation, soit au registre du Commerce et des sociétés (RCS) si vous êtes commerçant, soit au répertoire des Métiers (RM) si vous êtes artisan. C’est l’une des conséquences de la loi « Pinel » du 18 juin 2014, qui a supprimé la dispense d’immatriculation dont vous bénéficiiez jusqu’alors. Seuls ceux qui exercent comme profession libérale échappent à cette mesure. Quant aux nouveaux venus sous le régime de l’autoentrepreneuriat, ils ont l’obligation de passer par la case de l’immatriculation depuis le 19 décembre 2014, et ce, avant même de débuter leur activité.

Avec les socialistes, rien n’est jamais simple ni gratuit

Cette démarche obligatoire implique de réunir une bonne dizaine de documents –  allant du « formulaire P0 CMB Micro-entrepreneur » à l’attestation sur l’honneur d’information du conjoint – et de se rendre avant le 19 décembre 2015 au greffe du tribunal de commerce pour une activité commerciale ou à la chambre de métiers pour une activité artisanale, afin de déposer le dossier d’immatriculation. La perversité consiste à rendre l’inscription tellement compliquée que, la plupart du temps, le dossier est considéré comme incomplet. Les chambres facturent alors des « frais de conseil », pour remplir votre dossier à votre place, qui s’élèvent en moyenne à une soixantaine d’euros – parfois plus.

Un « oubli »? Une amende!

Le défaut d’immatriculation n’étant plus sanctionné, la tentation peut être grande d’ « oublier » de régulariser sa situation. Ces démarches n’apportent en effet aucun avantage ni service immédiat à l’autoentrepreneur qui s’y plie. Peu de risques d’être sanctionné, sauf en cas de contrôle de l’URSSAF ou de l’inspection du travail ! Si celui-ci intervient après le 19 décembre 2015, l’autoentrepreneur négligent s’exposerait alors à une amende de 4.500 euros ! Les informations fausses ou incomplètes  peuvent elles aussi coûter très cher. C’est la fin de la liberté d’entreprendre qu’avait voulu Hervé Novelli.

Une couche supplémentaire pour les travailleurs manuels

Quant aux autoentrepreneurs artisans, s’ils se lancent depuis le 20 juin 2014, ils ont aussi l’obligation d’effectuer un stage «préalable à l’installation », d’une durée de 30 heures, et dont le coût s’élève à 180 euros. Les chambres des métiers, qui ont le monopole de ces formations, sont submergées par les demandes et imposent de longues semaines d’attente. Or sans stage, pas d’immatriculation, ni d’autorisation à exercer son activité …  La complexité et le caractère obligatoire de ces nouvelles procédures expliquent au moins en partie la forte baisse actuelle des créations d’autoentreprises. Selon les chiffres de septembre de l’INSEE, le nombre cumulé de créations sur trois mois a diminué de 4,3 %, par rapport à la même période un an auparavant, tous types d’entreprises confondus, du fait de la baisse de 23,5% des immatriculations de micro-entrepreneurs (dénomination utilisée par l’INSEE pour désigner les autoentrepreneurs).

Selon les statistiques de l’Acoss, caisse nationale du réseau des URSSAF, il y avait en décembre 2014, 981.600 autoentrepreneurs, dont 291.500 professions libérales et 690.200 artisans et commerçants.

690.200 * 180= 124,236 M€ dans les caisses des organes consulaires et autant de moins de réinjectés dans la consommation. Quand on vous dit que les socialistes sont nuls en économie!

Source: business.lesechos.fr
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